PMA et carrière

Maintenant que je ne suis plus en traitement pour quelques mois, je me concentre à nouveau sur moi, ma vie, mes envies, mes angoisses (autres que la maternité) et je me demande comment je vais gérer ma carrière et la PMA.

J’ai toujours bien travaillé à l’école, j’ai fait de bonnes études (même si l’homme m’appelle l’auto-didacte) et j’ai toujours aimé travailler. Lectrice avide et disciple disciplinée de Sheryl Sandberg, je suis plutôt ambitieuse et j’assume de l’être.

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Sauf qu’un jour, je me suis dit qu’en voyageant toutes les semaines dans différents pays, j’avais eu du mal à organiser mon mariage et je risquais d’avoir des difficultés à gérer carrière et maternité. C’était l’époque où je croyais encore que j’allais tomber enceinte en 6 mois et j’ai donc cherché un poste toujours  » international » car j’aime le contact avec les différentes cultures du monde, mais moins mobile. Je me suis donc trouvée un poste bien tranquille pour lequel j’étais un peu « sur-dimensionnée » histoire de couver tranquillement.

Puis la grossesse n’est pas venue, puis la PMA est entrée dans ma vie et je me suis un peu « noyée » dedans sans prendre de recul pendant plus d’un an.

Et un jour en vacances, j’ai lu le livre de Sheryl Sandberg, même si elle ne parle pas de la PMA spécifiquement, elle encourage les femmes à attendre que les problèmes arrivent et à ne pas les anticiper. A toujours aller de l’avant professionnellement car on ne sait pas quand et si notre vie personnelle va être bloquante pour notre carrière.
En lisant ces mots, je me suis demandée pourquoi, je m’étais enfermée dans ce poste où je m’ennuyais, pourquoi je m’étais empêchée d’avancer en anticipant une hypothétique maternité alors que j’ai toujours été organisée et capable de gérer plusieurs projets en même temps, la preuve, j’arrivais à gérer le travail et la PMA.

J’ai donc demandé à évoluer au sein de mon entreprise, on m’a fait des promesses d’évolution qui n’ont pas été tenues (sauf financièrement, c’est toujours ça de pris, mais ce n’est pas suffisant).

Maintenant je sais que c’est à moi de reprendre les choses en main en cherchant un poste ailleurs.

Je reçois des appels de cabinets de recrutement, mais j’ai du mal à me dire que je vais devoir quitter le groupe pour lequel je travaille. C’est un grand groupe international, qui a su garder un esprit familial, au sein duquel je me sens bien.
Je suis clairement dans ma zone de confort : mon travail est apprécié, mon salaire est correct, on me laisse m’absenter sans problème pour la PMA, je suis même soutenue dans mes traitements, mais je ne me sens pas « challengée » intellectuellement, j’ai l’impression de faire du sur-place.

Aurais-je le courage de sauter dans le vide et de partir vers l’inconnu ? de devoir prouver à nouveau ma valeur et mes compétences ?
Aujourd’hui je n’ai pas la réponse….

Je me demande même parfois si cette envie d’évolution n’est pas un caprice de petite fille gâtée.

Je me demandais comment vous faisiez pour tout gérer ?

Avez-vous mis votre carrière entre parenthèse ou revu vos ambitions à la baisse pendant votre parcours PMA ?
Ou au contraire avez-vous tout misé sur votre carrière pour avoir au moins un domaine dans lequel vous réussissiez ?
Ou bien la PMA a-t-elle nui à votre évolution car votre entreprise / manager n’a pas accepté les absences liées au traitement ?

Bref, je veux bien votre partage d’expériences et vos conseils !


Petite aparté pour celles qui ne connaissent peut-être pas mon idole Sheryl Sandberg, c’est la présidente de Facebook, celle qui tient la maison pendant que Mark fait joujou. Elle encourage les femmes à s’asseoir à la table de réunion sans attendre d’y être invitée et aux hommes à prendre une partie du pouvoir à la maison afin d’équilibrer les rapports au sein du couple. Par exemple chez Facebook, il y a un congé parental rémunéré que l’on soit un homme ou une femme.

Son bouquin est maintenant disponible en français http://www.amazon.fr/En-avant-toutes-Sheryl-Sandberg/dp/2253194298/ref=tmm_mmp_title_0

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Et son organisation Lean In qui soutient l’évolution des femmes au travail, c’est ici (en anglais uniquement) http://leanin.org/

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47 réflexions au sujet de « PMA et carrière »

  1. margoublog

    Ton article m interpelle particulièrement car il s agit d un de mes questionnements actuels. Je suis salariée avec un objectif de passer en libéral en janvier. Dans mes rêves les plus fous je faisais le bébé avant ce passage et je profitais des avantages sociaux en toute tranquillité. Ce ne sera pas le cas et il faudra probablement que je passe par la PMA pendant cette dure période du début de libéral. Pile au moment où je devrai être à 200% pour développer l’activité. Pourtant je n imagine pas un seul instant décaler la PMA et grossesse ( si seulement). Mon chéri répète sans cesse . C est notre projet principal donc on lâche rien. Tant pis si c est dur, tant pis si on pioche dans nos économies : c est fait pour ça. On partira pas en vacances.
    Mais moi j avoue que je gamberge régulièrement sur ces obstacles.
    J ai quand même l’avantage d adorer mon boulot et ça c est important. Il faut que tu t épanouisses.

    Répondre
    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      C’est courageux de ta part de te lancer en libéral en plein parcours!
      Plus je réfléchis, plus je pense qu’il faut aller de l’avant et uniquement intégrer la contrainte géographique (pas de déplacements) dans le choix de nos différentes évolution, je crois que je vais me lancer aussi. 🙂

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  2. Bounty Caramel

    Très intéressant. PMA et boulot passion, compatible ou pas ?
    Je vais d’abord te parler de moi. J’ai fait une croix sur ma carrière liée à mes études dès qu’avec mon homme c’était du durable. Pourquoi ? Parce que lui entamait une thèse ici, et que mes projets boulot m’emmenait soit sur une thèse loin ou un taf’ loin pendant minimum 3 ans, or cela faisait déjà 3 ans que nous étions ensemble (et à distance en France) (bon, quand je dis job loin t’as compris que c’est entre 7 et 10 heures d’avion, et sans retour en France avant 6 mois mini, 1 an étant la norme). Donc voila : carrière 1 mise de côté pour plus tard (ouaich, c’est encore un projet peut-être). S’en est suivi donc carrière 2 : bosser dans le même secteur, mais pas au même poste que mes études, soit mon poste actuel, où à mon entretien on m’a dit que j’étais sur-machintruc. Jusque là, tudo bem. Vient ensuite l’attente, la PMA, la zone de confort… puis le craquage, la distance avec ma moitié, la non évolution possible dans ma boite. Alors j’ai postulé pour plus, sauf qu’à avoir dévié de carrière, je n’ai pas le « bon diplôme » (ingé vs esc)… et que qu’on le veuille ou pas, je suis convaincue que 30 ans sans enfant alors que la concurrence est rude, ça ne le fait pas. Bref, à partir de là, pour m’occuper, me stimuler… et me donner toutes mes chances, j’ai entamé un bilan de compétences. Tip top !!! Voila pour ma part.
    Te concernant, c’est clair, c’est hyper dur de changer de job en plein pendant la pma, et qui plus est lorsque le taf’ en cours est compatible avec la PMA. Après, rien ne t’empêche de passer des entretiens, et de te laisser aller à dire oui si et seulement si tu le sens bien, que tu as évalué les avantages, que le job est challengeant, tout en te laissant suffisamment d’autonomie pour gérer tes affaires personnelles. Bref, vas-y ! Postuler et passer des entretiens ne coutent rien, c’est tout benef’ même !
    Dis oui au moins à la recherche, et à la fin, la décision t’appartient, et c’est pas du luxe d’avoir le pouvoir sur quelque chose lorsqu’on est en parcours pma.
    Des bisous

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      En vous lisant, je vous admire chacune, changer sa carrière pour son homme, je n’en aurais pas été capable, je pense que je suis trop égoïste. J’espère que ton bilan de compétences te donnera les clés pour voir ton avenir professionnel.
      Et, en réfléchissant, je pense que tu as raison, je devrais au moins répondre aux offres qu’on ne propose. De toute façon, à 33 ans sans enfant, on ne me propose pas beaucoup de job avec des déplacements ou sinon ou me pose assez directement la question (généralement posée par une femme sur un ton mielleux) « ça ne posera pas de problème avec votre petite famille ? il n’y a pas d’enfants de mentionner sur votre CV, vous êtes mariée ? »
      Bref faut que je reprenne en main ! (en intégrant la contrainte pas de déplacements)

      Répondre
      1. Bounty Caramel

        C’est à relativiser puisque je bosse dans le même secteur, et que c’est juste une question de temps, que lui est prêt à partit un jour, et que cela faisait 3 années que nous étions fous amoureux (un couple c’est des concessions non ?). Le BC m’a permis de ne pas m’enliser dans mon taf’, c’était devenu important. Du coup, j’ai pas mal postulé depuis. Idem, je ne le met pas sur le CV, mais à l’oral la question est là, évidemment. Il y a 1 mois j’ai refusé un poste en interne qui me faisait reprendre mes compétences de base… j’ai longuement hésité, et j’ai dit non car il y avait trop de déplacements sur des périodes longues, et finalement c’était bien en finir avec les iacs la priorité. Je ne regrette pas, d’autant plus que c’est moi qui ai dit non, que la balle était dans mon camp. Pour cela, n’hésites pas à postuler, tu peux toujours dire non, et je trouve cela stimulant d’aller voir ailleurs !
        Des bisous

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  3. Mrs F.

    Comme je te comprends… Au début des traitements, j’ai clairement mis ma carrière entre parenthèse.’.je n’étais plus du tout investie et ma vie tournait autour de la PMA… A force d’échecs, j’ai compris que je n’adoptais pas la bonne stratégie. Un peu plus d’un an après fiv1, je me suis donc lancée à fond dans mon travail. Je me suis installée en liberal a côté de mon activité salariée, ça a été intense mais j’ai réussi a gérer les traitements et le taf…(en arrêt toutefois après les ponctions). C’est quand je me suis mise a fond dans le taf, que j’ai accepté de nouvelles opportunités que mon TEC a fonctionné.’.aujourd’hui, cela m’inquiète beaucoup car je ne sais pas comment je vais gérer la poursuite de la grossesse et toutes mes activités… Mon chéri m’a dit justement de ne pas anticiper. Actuellement en arrêt, je suis censée reprendre mi août. J’attends donc mon écho des 12sa pour être vraiment fixée, je ferai de mon mieux et si la situation n’est pas gerable, je ferai des choix… C’est une injustice de plus pour les femmes qui aiment leur travail. Mais la vie était juste, ça se saurait!
    Moi aussi je te conseillerai de te lancer a fond dans ce qui te plait car le reste hélas, on ne le maîtrise pas….

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      C’est dingues, vous êtes toutes des warriors avec des doubles, voire des triples vies! Si tu as réussi à gérer la PMA et ta carrière, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas gérer la maternité et ta carrière, c’est plus facile de se faire arrêter… Quant au « après », vue ton organisation, tu seras sûrement au top et tu trouveras des solutions.
      Il faudrait vraiment qu’on soit protégées quand on est en traitement, en ce moment, je m’absente un jour sur deux en milieu de journée pour faire une écho de contrôle, je ne pourrais pas faire ça si j’étais en période d’essai.
      Mais je crois que je vais quand même me lancer, au moins pour ne pas avoir de regrets !

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  4. miliette

    comme les filles, ton article m’interpelle et me renvoit à plein de choses. J’ai aussi la chance, grande chance d’adorer mon boulot. Je jongle avec la PMA… je me refuse d’avoir « à choisir ». En PMA, on a un peu moins de temps, et d’énergie, et de « disponibilité mentale », mais du coup je trouve qu’au contraire si on peut s’éclater au boulot faut foncer. Et pour les problèmes ben… on verra le moment venu. Tant pis merde, on peut pas se priver de tout !!!
    bisous !

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Vive l’apéro !
      T’as raison, la PMA c’est déjà assez difficile, pas besoin de se priver, mais ce n’est pas évident de tout gérer.
      En ce moment, tous les deux jours, je fais prise de sang le matin, travail, écho de contrôle en milieu de journée à une heure aléatoire en fonction du planning du service de gynécologie, puis re-travail. Honnêtement entre ma FIV, mon espoir et la débandade, ça fait plus de 2 mois que je vais à l’hopital tous les deux jours, je fatigue un peu et rêve plutôt de plages que de CV et lettres de motivation 🙂
      Promis juré à la rentrée je m’y mets, faut que j’avance!

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  5. mishqui

    Comme je te comprends, je suis rentrée de l’étranger et j’ai choisi un taf plus « planplan » avec le projet de fonder une famille qui ne vient pas.. Ben là je viens de faire le saut dans le vide comme tu dis, je quitte mon boulot!
    J’envisage de me réorienter complètement si on reste au pays, mais pourquoi pas repartir..

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  6. marivalou

    Tu lances THE sujet intéressant ma chère. Te conseiller ? Le seul conseil que je puisse te donner, c’est de t’écouter toi : fais ce dont tu ressens le besoin et ce dont tu as envie. Si tu as envie de challenge, pars. Si tu préfères le confort de ce nouveau boulot (qui a l’air quand même super cool), reste. Fais comme si la PMA n’existait pas.
    Pour ma part, j’ai un statut un peu particulier. En gros, j’étais dans une « entreprise », un peu comme une salariée, et en même temps, je développais ma clientèle. Le but étant de s’installer à son compte au bout de quelques années. Seulement, je voulais avoir le confort du congé maternité, et de la paie chaque mois, alors, je freinais le développement de ma clientèle… Après l’échec de mes derniers TEC de FIV 2, je me suis mise à fonctionner comme ton héroïne. Pisque c’est comme ça, je vais arrêter de vivre en fonction d’un événement prochain, et vivre à fond. J’ai donc donné ma démission et me suis installée à mon compte. Et tu sais quoi ? je revis. Je développe à fond, je travaille beaucoup, mais je m’organise comme je le veux et surtout, je n’ai plus de compte à rendre. Je suis pauvre, pour le moment, mais heureuse. Epanouie. Voilà pour mon expérience, si tu veux en parler, working girl, je suis à ta disposition 🙂 Des bises, la Reine !

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Je pense que tu as fait le bon choix en décidant de vivre à fond, tu ne pourras pas le regretter. Vous êtes toutes fortes et impressionnantes dans votre détermination!
      Je crois que si je faisais comme si la PMA n’existait pas, je serais partie à l’étranger depuis longtemps, mais si je reste sur une option plus réaliste avec un job à Paris sans déplacements réguliers, je suis très bien dans la boite où je suis, j’aimerais surtout avoir plus de responsabilités et apprendre de nouvelles choses.En gros, je veux être kalife à la place du kalife et comme ça a pas l’air possible dans ce royaume, je me dis qu’il faut que j’aille voir si c’est possible dans le royaume du voisin 🙂

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  7. tinkieginie

    Je lis qu’on est un peu toutes dans la même situation, on se contente d’une situation pépère pour avoir le luxe de mener notre parcours PMesque en toute tranquilité. Pour ma part, je n’aimais pas mon boulot, pas du tout, pas en rapport avec mes études, mais tellement pénard que la PMA ressemblait presque à une promenade (hum, non pas de santé lol). Jusqu’à ce qu’une de mes collègues, ex-pmette également m’ouvre les yeux, et si la situation professionnelle nuisait au parcours et surtout au résultat? J’y ai beaucoup réfléchi, et finalement, on a décidé pour moi, et j’en suis très soulagée. Je crois que c’était nécessaire, et même si l’avenir est incertain, je pense que ça sera forcément positif!
    Ecoute ton coeur, c’est la que se cache la réponse 🙂

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      On est vraiment toutes dans la même situation, bien qu’on ait toutes des parcours professionnels très différents… Les services de PMA devraient éditer un guide « Gérer PMA et carrière » avec des conseils pratiques à donner à toutes les pmettes dès le début de leur parcours.
      En revanche, je ne pense pas qu’il faut que j’écoute mon coeur, car en ce moment, il me dit de me faire arrêter, voire de me faire virer pour avoir le paix pendant 2 ans et je pense que j’ai besoin de mon job pour ne pas tourner obsédée avec la PMA et maintenir un minium d’équilibre dans ma vie.
      Je crois que je vais me lancer et chercher ailleurs….

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  8. pivoinespma

    Tu sais que c’est aussi mon Idole. C’est mon livre de chevet. Malheureusement je gère mal les deux… Mais je pense qu’il ne faudrait pas sacrifier nos carrières à la Pma. Je pense qu’il faut oser prendre place à table 😉

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      A la lecture des commentaires, j’ai l’impression qu’il y a un profil warrior pitbull qui ressort chez les pmettes, ambiance on veut tout, on lâche rien.
      Toi et moi va falloir qu’on se mette au niveau pour l’ambition… Toutes à table !

      Répondre
  9. artemise

    De mon côté je travaillais jusqu’à présent dans différentes structures (mais avec tous les traitements j’ai du arrêter car c’était la course entre les prises de sangs, échos, ponctions, fivs…) et ai du mettre de côté mes ateliers. Je me suis alors contentée du métier le plus stable que j’aime exercer mais pour lequel je n’ai ni la considération ni le salaire conséquent mais les avantages du milieu scolaire. C’est ce qui m’avait semblé être le plus adéquat pour pouvoir faire mes tentatives sereinement et surtout que j’imaginais naïvement que la grossesse serait arrivée entretemps. Aujourd’hui la PMA m’a transformé et je n’aspire plus à la même chose. Je réfléchis sérieusement à développer enfin mon activité en libéral et rebondir sur mon expérience PMA pour proposer un atelier spécifique. De mon côté je travaillais jusqu’à présent dans différentes structures (mais avec tous les traitements j’ai du arrêter car c’était la course entre les prises de sangs, échos, ponctions, fivs…) et ai du mettre de côté mes ateliers. Je me suis alors contentée du métier le plus stable que j’aime exercer mais pour lequel je n’ai ni la considération ni le salaire conséquent mais les avantages du milieu scolaire. C’est ce qui m’avait semblé être le plus adéquat pour pouvoir faire mes tentatives sereinement et surtout que j’imaginais naïvement que la grossesse serait arrivée entretemps. Aujourd’hui la PMA m’a transformé et je n’aspire plus à la même chose. Je réfléchis sérieusement à développer enfin mon activité en libéral et rebondir sur mon expérience PMA pour proposer un atelier spécifique.

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      1. artemise

        Tu as la tête dans le guidon donc ce n’est pas facile pour le moment mais avec recul tu verras toi aussi tu déploieras tes ailes… Tu as déjà cette envie de ne plus subir la PMA donc c’est 1 premier pas et chacun à son rythme 😉

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  10. bulle007

    Aaahhhh ! Tu peux pas mieux tomber dis donc avec ta question… J’ai un poste sympa dans une autre boîte qui se libère, je me dis tu postules ? Bah mais après tu vas devoir bosser comme une dingue, tu vas faire comment avec les rdv médicaux ? Et si la fiv fonctionne, tu fais quoi ? Un congé mat a peine arrivée ? Un congé mat en période d’essai ? Arrfff…Mais si jamais rien ne fonctionne, tu seras restée sur un poste sur lequel tu as fais le tour ? Tu passes à côté d’un poste comme ça ?! Alors que tu sais que ton poste actuel ne te permet pas d’aller plus loin ?
    Très très très complexe…

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Je sais que c’est bizarre mais le congé mat en arrivant ne m’a jamais fait peur car il a une date de début et une date de fin à peu près prévisibles, on sait qu’on ne sera pas là, donc plus facile pour l’employeur de s’organiser.
      Je trouve la PMA plus traitre car on est là sans être présente à 100%, honnêtement les jours DPO, je ne suis pas à fond dans mon travail et je vais aux toilettes toutes les heures….. puis la date de fin n’est pas très claire….

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  11. lach0uette

    Moi je n’ai pas de perspectives d’évolution autre que le salaire. Au mieux que monterai d’un grade ou 2 (si vraiment on me trouve formidable). Donc je m’en fous total 😀
    Je suis aussi dans ma zone de confort et je ne suis pas prêt à tenter d’en sortir.

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Laisse moi deviner, tu es fonctionnaire ? 😀
      C’est quoi cette histoire de grade ???

      Y a pas de ça par chez moi, chez moi tu es Coordinator, Assistant Manager, Junior Manager, Manager, Senior Manager, Director, Executive Director, Vice President (ou Vieillissement Prématuré pour les intimes) et après ça dépend, mais en gros t’es BIG BOSS roi du monde del mundo !
      En tant que senior manager, j’ai encore une bonne marge de progression, mais bon après 3 ans sur le même poste faudrait que je passe director, sinon je vais me faire virer…

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  12. lailalailo

    LE sujet qui « fâche ». Proche de la fin du parcours et de l’heure du bilan, si je suis honnête et objective je peux répondre « fais comme si la PMA n’existait pas ».
    Brièvement, en tout début de PMA (je m’ennuyais déjà au bureau) j’ai décidé sur un coup de tête de compléter ma formation par un autre M2 pour m’ouvrir des perspectives (imaginant naïvement combiner idéalement grossesse et formation…). Rien. 3 mois apres la fin de la formation je quittais un CDI et partais dans une nouvelle boite mettre en pratique mon nouveau diplôme , on m’a traité d’inconsciente (période d’essai, job soumis à l’actualité et donc à des coups de bourre). 2 ans après, toujours en PMA et je n’ai aucune perspective d’évolution (pas le parcours royal…). Hop, d’un contrat longue durée je pars pour un CDD (!!!) mais dans LA boite qui m’intéressait. On me crée un poste et offre un CDI.
    5 ans après le début des essai bébé, il n’est toujours pas là mais je n’ai pas perdu mon temps à attendre. C’est une maigre consolation mais elle est vitale, j’ai la main sur une grande partie de mon quotidien. Aucun regrets. Ce n’est pas la carriere qui m’aura privé de cet enfant comme on l’entend parfois, mais elle m’aura permis de compenser cette absence. On fait ce qu’on peut, au mieux. Je frémis en me demandant dans quel état psychologique je serais si j’étais restée dans ma 1ere boite, toujours sans enfant. 😦

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Je crois que c’est bien plus qu’une maigre consolation, c’est un « achievement » (désolée, je ne connais pas l’équivalent en français, accomplissement ? ça ne se dit pas trop…), tu peux être fière de toi !
      Quand on n’a pas d’enfant, je pense que c’est important d’avoir une carrière afin d’affirmer qui on est et de dire qu’on est une personne à part entière et qu’on s’accompli même sans enfant.
      Puis quand je vois des copines, qui sont à mi-temps et qui passe la journée entre leurs nains et le repassage et n’ont rien à dire, ça me déprime un peu….
      Vous êtes toutes très fortes, faut que je m’inspire de vous et que j’avance !

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  13. mishqui

    Vache! On est bien nombreuses à se poser toutes ces questions! c’est bon de savoir qu’on est pas seules :)) La clé, c’est sûrement de se poser moins de questions et de laisser un peu faire la vie, mais c’est tèèèllment facile à dire..

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    1. artemise

      Mais en même temps j’ai l’impression qu’à cause de la PMA ça nous force à nous poser des vrai questions sur nos réels besoins qu’on ne se serait pas forcément posé et à revoir nos priorités…

      Répondre
      1. mishqui

        C’est vrai, t’as raison! Mais du coup ça revient au même, on s’est peut être posé trop de questions pour que nos vies pros soient compatibles avec nos projets de familles et on se rend compte aujourd’hui que ces choix ne nous conviennent plus.. Enfin en tout cas c’est mon cas. Tant qu’il y a un choix, il y a de l’espoir!

        Répondre
  14. Titine7831

    Ouahou, THE sujet…
    Je viens de lire presque tous les commentaires que tu as eu, et je me dis que nous sommes toutes des guerrières avec les mêmes préoccupations.
    Tous les sujets qui ont été abordés (congé mat’, zone de confort, liberté de gestion du temps au taf, …) m’interpellent, ils me sont tous passés par la tête ces derniers mois. C’est dingue de se rendre compte à quel point nous sommes toutes tracassées par les mêmes choses. Et c’est aussi fou de voir comment certaines ont si bien réussi à « tout gérer » ! Franchement chapeau bas mesdames…
    Perso, mon job actuel me plait mais ne me passionne plus.
    Aujourd’hui ça fait très exactement 9ans que je travaille pour la même boite. Je me suis toujours investie à 200%, j’ai toujours eu des possibilités d’évolutions qui m’ont challengée. Mais depuis 2/3ans (tiens, comme par hasard, ça correspond à mon démarrage « actif » de la pma : début des FIV) mon évolution est au point mort. De mon « fait » par un changement de comportement/mentalité de ma part, ou du « fait » de mon supérieur qui, sans être entrée dans les détails, est au courant que je suis suivie médicalement pour des problèmes de fertilité, je n’aurai jamais la réponse… Toujours est-il que je m’ennuie dans mon boulot et que je déteste ça…
    Alors que faire ? Trouver un nouveau job ? Mais où ? En région parisienne où nous vivons actuellement ? Ou en profiter pour partir ? Pour moi c’est trop dur de nous imaginer quitter notre centre de PMA, devoir refaire tous les examens avec un autre gynéco dans un autre centre parce qu’il voudra vérifier les résultats du précédent… Et à force d’attendre, de laisser le temps s’écouler et les échecs d’accumuler, nous sommes à l’aube de FIV 4, à l’aube du point final de notre parcours de PMA… Alors à quoi bon…
    J’ai décidé de faire cette FIV4 sans rien changer à ma situation professionnelle. J’ai tort ? J’ai raison ? Je ne le saurai jamais.
    Je me donne jusque fin décembre, je « tiens » jusque là, parce qu’à cette date je pense que FIV 4 sera « terminée », et que les dés seront jetés…
    Si je suis enceinte, je profite de mon confort professionnel pour « profiter » de ma grossesse (ne rêvons pas, après plusieurs années de PMA, profiter de sa grossesse est une utopie…).
    Si la PMA se conclue négativement, on tourne la page, on se casse, on change de jobs, on quitte notre appart, on change de région, on essaie de commencer une nouvelle vie ailleurs…
    Enfin ça, c’est la théorie… Parce qu’en pratique on sait toutes que DNLP trouve toujours le moyen de contrarier nos plans… Alors on verra… On s’adaptera…
    Après avoir lu tous vos commentaires, je me dis que j’ai des leçons à tirer, et que je devrai prendre exemple sur vous les filles pour trouver la force d’avancer professionnellement…

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Ca m’a fait plaisir de voir que cet article a fait réagir et de voir que je suis pas seule avec mes questions. C’est intéressant d’échanger avec d’autres personnes qui traversent la même chose et qui comprennent ce qu’on vit.
      Je cogite pas mal depuis que j’ai vu toutes les réponses… je crois qu’il faut que je me mette un coup de pied au derrière en douceur, mais qu’il faut quand même que je me le mette.
      C’est marrant comme toi, je me suis dit que si après les 4 FIV on n’a pas de nain, on part pour une nouvelle vie 😉

      Répondre
      1. Titine7831

        Je voulais juste te préciser que si j’ai mis ma « carrière » en stand-by, à côté de ça au niveau perso je ne me suis pas endormie sur mes lauriers ! Faut bien s’occuper le corps et l’esprit pour ne pas devenir dingue avec cette PMA ! Alors comme mon boulot ne suffit pas à me booster intellectuellement, je me suis mise à la guitare (acoustique puis électrique), je me suis inscrite pour passer mon permis moto (que je viens juste d’obtenir après 10 longs mois d’implication !), nous avons organisé, reporté plusieurs fois puis finalement fait un beau voyage. Bref, comme d’autres filles, je ne veux rien regretter, ne pas « perdre des années de vie », alors au niveau personnel j’essaie d’aller de l’avant pour toujours trouver une raison de retrouver le sourire même après les échecs en PMA…
        Maintenant faut que je trouve un nouveau challenge pour l’année 2014-2015 ! 😉
        Merci Miss d’avoir lancé de sujet, ca m’a fait du bien de m’exprimer par écrit.

        Répondre
  15. Bibiche

    On m’a fait suivre un lien vers ton article et effectivement c’est un sujet sensible.
    Je ne vis pas la PMA mais je subis tout de même des galères pour mener une grossesse à terme et forcément en 2ans le sujet « nouvel emploi » s’est posé plusieurs fois et jusqu’à présent je privilégiais mes grossesses qui n’arrivaient pas à terme, mais aujourd’hui j’ai besoin d’avoir quelque chose à côté pour me booster au quotidien et j’ai décidé de chercher un nouveau travail pour vivre un nouveau challenge en attendant que bébé pointe son nez pour de bon.
    J’espère que tu trouveras le compromis idéal pour toi.
    Bonne continuation !! 🙂

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  16. Bountynette

    Merci pour cet article et merci pour les commentaires qui ont suivi.
    Je suis en plein questionnement également puisque notre vie est sur le point d’être chamboulée.
    Nous n’avons pas encore les pieds dans la PMA car nous sommes sur liste d’attente d’un donneur (enfin presque) et la route est encore longue avant d’y arriver.
    Je suis salariée et en zone de confort depuis 10 ans. Aujourd’hui j’envisage trés sérieusement de sortir de cette zone de confort pour me mettre à mon compte. Cela suppose beaucoup de sacrifices notamment financiers que mon homme n’a pas encore conscience.
    Me mettre à mon compte signifierait vivre sur un seul salaire fixe (celui de mon homme) et un salaire aléatoire qui dépendrait de mon investissement personnel. Or, je pense aux mois et années à venir. Et si demain on m’appelait car on a enfin un donneur ? Le parcours pma commencerait et je ne pourrais plus faire vivre mon entreprise comme je l’envisage aujourd’hui.
    Et malgré tout je suis consciente que ça peut prendre des années pour avoir ce bébé nommé désir …. Et si je me lance pas maintenant c’est pas dans 10 ans qu’il faudra que je me réveille !
    Voila ou j’en suis aujourd’hui !
    Ca me fait du bien de savoir que je suis pas seule à me poser ce genre de questions….

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Bonjour, contente que mon site soit un tout petit peu utile. J’ai tendance à penser que chaque cycle de FIV ne necessite que 1 à 3 semaines d’absence et n’est finalement pas incompatible avec une vie professionnelle. L’investissement psychologique me semble le plus difficile à gérer. Il est important de continuer à vivre malgré la pma. Bonne chance pour tes reflexions et pour votre parcours. N’hésite pas à m’envoyer un e-mail lareinedelapma@gmail.com.

      Répondre

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