Ce que j’aurais aimé

Je suis en vacances, mais je suis là quand même grâce à la magie des posts planifiés 🙂 , mais je ne pourrais malheureusement pas répondre aux commentaires avant la fin de mon break PMA qui prendra fin à une date indéterminée.

Je profite des vacances pour parler de choses dont on ne prend pas toujours le temps de parler quand on est dans le feu de l’action sous la pression d’une FIV.

Je l’ai déjà évoqué dans mes premiers posts sur ce blog, mais je crois que personne ne lisait mon blog au début. Quand j’ai eu mes règles à 15 ans, j’étais réglée comme du papier à musique avec des cycles ultra-réguliers de 28 jours et je pouvais prévoir mes règles à la minute près quasiment sans jamais me tromper. Mes règles n’étaient pas un problème pour moi, elles étaient régulières et indolores.

Ma mère m’a quand même envoyée chez la gynéco, pour « faire connaissance » et que je me sente en confiance le jour où j’aurais envie de prendre la pilule, elle m’a même fait des chèques que je ne pose pas la question de l’argent. C’est une femme bien ma mère, je pourrais lui écrire des odes et des poèmes tous les jours tellement je l’aime et je l’admire.

La gynéco de ville m’a fait un frottis et m’a dit que puisque que tout se passait bien, je n’avais qu’à revenir la voir quand j’en aurais besoin. J’y suis retournée pour mon ordonnance de pilule quand je me sentais prête à sauter le pas avec mon amoureux de l’époque, je devais avoir 17 ans. Après une prise de sang qui a révélé un taux de glucose élevé, mais pas considéré comme anormal et comme je ne fume pas, j’ai eu droit au Trinordiol. Aucun effet secondaire, je ne me suis posée aucune question.

Ados

Un jour le pharmacien m’explique que le Trinordiol a un générique le DailyGé et me le donne à la place car désormais seuls les génériques sont remboursés. Suite à la prise du DailyGé, les 3 premiers mois, j’ai fait plusieurs malaises vagaux dans les 1ers jours où je le prenais, je suis donc retournée voir ma gynéco (une nouvelle puisque j’avais déménagé) qui m’a fait comprendre que c’était dans la tête car il s’agissait de la même molécule et que si Trinordiol ne me faisait rien, DailyGé ne me faisait rien non plus et elle n’a pas cherché à me faire changer de pilule.
Au fil du temps, les malaises se sont adoucis et transformés en douleurs et nausées les jours de début de plaquette.
J’avoue ne pas comprendre pourquoi la sécu ne rembourse que les génériques sachant que celui-ci ne me convenait pas et que « l’original » me convenait mieux. Etant une étudiante fauchée, j’ai continué malgré tout le DailyGé qui était gratuit en prenant sur moi.

Quand j’ai arrêté la pilule 15 ans plus tard, mes règles ne sont jamais revenues et on a découvert mes OPK sans jamais pourvoir m’expliquer d’où cela venait et en me regardant d’un air soupçonneux « Vous êtes sûre que vous aviez vos règles quand vous étiez jeune ? vous ne devez pas bien vous rappeler ». Sauf que je suis sûre que j’avais mes règles car je me rappelle qu’au lycée je mettais une croix (rouge) en début d’année dans mon agenda pour noter les jours de mes futures règles et que quand j’en parle à ma mère, elle s’en rappelle aussi de mes croix rouges et de mon sens déjà aigu de l’organisation.

Vouloir comprendre pourquoi je suis devenue OPK alors que « je ne suis pas née comme ça » et pourquoi je suis obligée de passer par les FIV aujourd’hui me parait légitime, même si j’ai compris et accepté que je n’aurais jamais aucune explication et que de toute façon, il fallait que j’accepte ma situation car je ne pouvais rien y faire.

Qu’est-ce qui a pu jouer ?
La pilule ? les gynécos disent que non, je ne suis pas convaincue
L’environnement pollué parisien ? sûrement
les perturbateurs endocriniens ? sûrement aussi

 

Toujours est-il que j’aurais aimé :

  1. Qu’on me propose une alternative à la contraception hormonale. Sûrement que la pilule n’a pas joué dans l’apparition de mes OPK, mais dans le doute, j’aurais préféré ne pas la prendre et je sais que je ne la prendrais plus et demanderais un stérilet en cuivre ou rien selon la fin de mon parcours PMA (je pollue assez mon corps depuis 2 ans avec les hormones pour les stimulations et les FIV).
  2. Qu’on me fasse une ponction ovocytaire quand j’étais jeune et que j’avais des ovocytes de top qualité afin de congeler ces ovocytes.
    Bien que ce ne soit en rien une garantie, cela m’enlèverait une pression liée à l’âge et me permettrait d’avoir des ovocytes de top qualité contrairement à ceux qu’on me ponctionne aujourd’hui et qui donne de nombreux embryons qui n’évoluent pas ou mal.
    Et peut-être que je n’aurais jamais eu besoin de m’en servir et j’aurais été une PB de C1, et bien j’en aurais fait un don.

 

Je ne sais pas ce que vous pensez de tout ça, mais je me demande toujours comment cela se fait-il qu’un couple sur six doive consulter pour des problèmes de fertilité, il y a bien quelque chose qui ne fonctionne pas dans notre mode de vie.

Et pourquoi la congélation des ovocytes n’est pas possible et remboursée ?

J’espère ne pas avoir plombé votre apéro rosé en terrasse avec ces réflexions 😉

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11 réflexions au sujet de « Ce que j’aurais aimé »

  1. On m’a donné la pillule à 17 ans parce que j’avais des règles pas très régulières et surtout très douloureuses. Sans faire d’examen autre que la prise de sang pour la glycémie… Et je n’ai posé aucune question, car ce qui m’importait à ce moment-là, c’était surtout de ne plus avoir super mal au ventre les 1ers jours où elles débarquaient… Et quand je l’ai arrêtée, cette pilule, il y a 3 ans et demi, mes règles ne sont jamais revenues toutes seules… Je me dis que je suis OPK depuis toujours peut-être… mais je me dis aussi que la pilule n’a certainement pas arrangé les choses… j’ai la chance que la PMA ait été assez « vite » un succès pour nous… et j’ai dit stop à la pilule… le risque? un bébé 2 surprise… et c’est ce qu’on voudrait, alors?!…
    Profite bien de tes vacances!
    BIses

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  2. MadameHiberne

    Je suis opk aussi, j’ai pris daily général aussi mais le parallèle s arrête là, Je suis convaincue être née opk, mes cycles ont jamais été reguliers. Ce que j’aurai aimé moi c’est que le diagnostic opk soit posé de suite vu qu’il était là…

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  3. Flippette

    C’est étrange, je me suis posé à peu près le même genre de question la semaine dernière. J’en ai parlé aussi à Mr Bogosse qui n’a eu qu’une réponse vague et peu instructive (comme à son habitude).
    Me suis demandé pourquoi y’a t-il de nos jours autant de problème d’infertilité ? On a au moins dans notre entourage 1 ou 2 couples qui galère a procréer non ? (Pour ma part 3 connaissance on eu recours a la PMA je trouve ca énorme !!)
    Pourquoi à l’époque de nos parents, de nos grands-parents n’a t-on jamais eu vent de ca ? Bon ok on était jeunes nous et on a pas forcement entendu ce genre de chose. Mais ya t-il autour de vous une tante, une vieille cousine ou une grand-mère qui n’ai pas eu d’enfant ? Moi non, du coté de Mr Bogosse non plus (que des pondeuse également) toutes mes tantes on eu 3 voir 4 enfants minimum et nos grands mère pire 5-6 enfants au minimum…je n’ai personne dans mes « aïeux » qui est eu un soupçon d’OPK – OATS etc…ca prouve bien que notre époque véhicule des merdes qu’on ingurgite sans le savoir…ou presque…
    Pendant presque 10 ans j’ai pris DIANE35. Sans le savoir cette pilule me donnait des maux de tête a me taper la tête contre les murs et me réveillaient la nuit, et me faisait saigner du nez. Mais à l’époque aucun médecin ni gynéco n’a fait le rapprochement ! On mettait ca sur le compte de la fatigue le stress…
    Et ce n’est que il y a qq année lorsque j’ai arrêté de la prendre que j’ai constaté que ces douleurs n’étaient plus là…et bien plus tard le scandale de la DIane35 arrive sur nos écrans, en nous apprenant que certains femmes avait fait des AVC…… je pense que j’ai échappé au pire….et je me dit que mon « infertilité inexpliquée » est certainement du à la prise de cette merde pendant X année !!! J’en suis persuadée…

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  4. ciconiatenvapas

    Tu fais bien de soulever la question, je suis convaincue également que le mode de vie moderne, malgré les avantages qu’il comporte, nous « tue » à petit feu, ou qu’en tous les cas, il ne nous aide pas à être fertiles et toujours en bonne santé.Il n’y a qu’à voir le nombre de cancers qui augmente pour le comprendre.
    Personnellement, je n’ai pas d’OPK ; nous souffrons d’infertilité inexpliquée avec Ciconio. Mais je ne peux pas me résoudre à croire que c’est dans la tête (le prochain qui me dit ça, je le bute de toute façon !). Et accrochez-vous bien : je n’ai JAMAIS PRIS LA PILULE (enfin, un patch pendant UNE SEMAINE seulement).
    Ma meilleure amie n’a jamais eu ses règles et tout ce qu’ils ont trouvé à faire à l’époque, son gynéco et son médecin, c’est de lui donner la pilule. Elle a grossi, entre autres. Dernièrement, elle avait tout le temps des mycoses vaginales. Comme par hasard, elle arrête la pilule et abracadabra, plus rien.
    Alors après les gynéco qui veulent faire croire que tout ça est inoffensif, moi je dis, ils tiennent surtout à leurs vacances sponsorisées par les labos pharmaceutiques…!

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  5. Bounty Caramel

    Il y à coup sur des impacts liés au mode de vie, mais n’oublions pas que l’infertilité touche 10-15% des couples de part le monde (soit y compris dans des zones dont les mode de vie sont différents des nôtres, même si les plastiques, le pétrole et autres ont envahis tout les recoins de la planète sans aucun doute). Et puis, l’infertilité a toujours existé au travers des âges. Après, il est probable et prouvé que d’autres perturbateurs s’ajoutent, depuis plus récemment, mais on ne peut pas leur donner l’entière responsabilités des infertilités. Ca n’arrange pas les choses en revanche, cela est certain.

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  6. miliette

    Je vais répondre en racontant ma life (pour changer). Des cycles réguliers. Puis la pilule (9 ans). À l’arrêt de la pilule, un an de cycles débiles (jusqu’à 45 jours). Puis les choses se sont « règlées » : de nouveau abonnée à des cycles de 27-29 jours.
    Pourquoi comment ?!

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  7. Titine7831

    Pour nous l’infertilité est masculine, donc à priori ma prise de pilule pendant 12ans n’y est pour rien. Enfin, c’est le discours d’aujourd’hui… Moi méfiante ? Non pourquoi vous dites ça ?!
    Comme toi, ado j’étais réglé comme une horloge. Comme toi, quand j’ai commencé à prendre la pilule, on m’a proposé Trinordiol. Quelques années plus tard, on a essayé de me faire changer pour une autre (dont je n’ai pas retenu le nom) censée être « moins forte ». J’ai pris 3kgs en 3semaines et j’avais de gros maux de tête. Je suis revenue à Trinordiol que je n’ai plus quitté jusqu’à ce qu’on lance nos essais bébés. A l’arrêt de la pilule, mes règles sont restées globalement régulières (entre 25 et 29jours).
    Je ne pense pas que mon expérience t’apporte beaucoup de réponses, mais je voulais quand même apporter la petite pierre… 😉
    Je suis persuadée que tout ce qu’on « absorbe » a un impact sur notre corps, sur nos défenses immunitaires, sur notre capacité à procréer.
    Mais aujourd’hui il est tellement difficile/cher/chiant de contourner toutes les sources de pollution…

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  8. Violette

    Comme toi, j’aurais aimé être diagnostiquée plus tôt (endométriose), car même il y a 15 ans de cela, être maman était l’évidence de ma vie…si on l’avait su/vu plus tôt, et qu’on m’avait informée sur le risque d’altération des ovocytes et les difficultés possibles à cause de çà, j’aurais sans doute fait des démarches pour congeler des ovocytes. Et dans tous les cas, j’aurais commencé mes « essais » bien avant…ce qui m’aurait évité bien des souffrances.
    Je suis d’accord avec toi, le système est mal fait.

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  9. Chacha

    Bonjour, pour ajouter ma petite pierre : j’ai été sous Diane 35 pendant 9 ans et pour ma part c’était parfait: 0 acné, pas de prise de poids (44kg a 17 ans pour 47 kg à 26 ans), une pilosité normale et des cheveux magnifiques! Des menstrues ni douloureuses ni abondantes. Pour ma part, je regrette qu’avant la prise de la pilule personne ne s’est inquiété que j’avais des menstrues irrégulières. En fait j’ai toujours été Opk je pense et Diane a simplement caché le problème pendant des années! Aujourd’hui et depuis deux ans je galère. Je suis grosse (+ 7kg en 1,5ans depuis l’arrêt de pilule) et boutonneuse et poilue et incapable de fonder une famille…. Je regrette simplement de ne pas avoir su tout cela plus tôt car j’aurais lancé le programme bébé beaucoup plus tôt et j’aurais vraiment fait beaucoup plus attention à moi ( sport, alimentation, …). Par contre je suis sûre qu’il y a une part de génétique mais aussi d’intoxications diverses liées à notre mode de vie polluée.

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