La pilule fait encore parler d’elle

Il y a un article qui est paru un peu partout dans la presse ces derniers jours qui explique qu’avec l’abandon massif des pilules de 3ème et 4ème génération qui ne représentent plus que 25% des ventes, il y a eu une baisse de 11% des hospitalisations pour embolies pulmonaires chez les femmes de 11 à 49 ans.

Il semble que l’l’Agence nationale de sécurité du médicament avait mené des études dans lesquelles elle estimait qu’on avait autour de 10% de risques d’embolie pulmonaire avec ces pilules et ils sont donc contents car ils avaient fait une bonne évaluation.

Alors, je ne connais pas les statistiques générales sur l’embolie pulmonaire, mais 10% de risque d’embolie pulmonaire, c’est beaucoup, non ? En plus on ne parle pas d’une poussée d’acné comme effet secondaire.

Pourquoi ces pilules ne sont-elles pas tout simplement interdites ? Il existe un tas d’autres moyens de contraceptions avec moins de risques, je ne comprends pas qu’on ne se concentre pas sur ceux là.

Sans diaboliser la pilule car elle a participé à l’émancipation des femmes et que c’est quand même bien pratique (enfin surtout pour les fertiles, personnellement, je ne la prend que pour déclencher mes règles avant la stim), j’ai l’impression qu’on prend un peu les femmes pour des c*nnes en ne leur expliquant pas clairement les risques auxquels elles s’exposent en prenant la pilule.
Il a fallu qu’un scandale éclate pour qu’on parle un tout petit peu des risques associés avec certaines pilules qu’on distribuait allègrement sans trop se soucier des risques et des conséquences pour les femmes.

Source - Le Blog à Frisotte

Source – Le Blog à Frisotte

Voilà, c’est tout, c’est sûrement naïf, mais ça fait partie des trucs qui énervent.

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27 réflexions au sujet de « La pilule fait encore parler d’elle »

  1. tittounett

    Attention aux amalgames. Si les pilules de 3ème et 4ème génération sont en effet dangereuses visiblement, n’oublions pas qu’il reste les bonnes vieilles pilules 10 fois moins cher et remboursées par la sécu.
    Elle dit quoi Causette déjà … « on nous prend pour des quiches ».

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  2. miliette

    Tu m’as fait marrer avec ton « enfin pour les fertiles ».
    Je suis (je reste) évidemment une fervente défenderesse des moyens de contraception. Ce qui me surprend c’est que j’avais entendu parler (ou alors on a encore abusé de ma naïveté) d’une pilule pour hommes. Où qu’elle est ? Pour changer un peu.
    D’ailleurs j’ai des proches de sexe masculin qui se sont fait steriliser. Ben merci les hommes. C’est très bien, quand on sait qu’on ne veut plus d’enfants, plutôt que de laisser madame continuer à se gaver d’hormones

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Ah oui, tu connais des hommes qui ont fait ça ?
      Je me suis toujours que si apres le cirque plesque, j’arrivais à avoir un nain, je laisserai faire la nature pour un deuxieme sur un malentendu et si j’ai deuc nains, je le ferais ligaturer les trompes. Pas envie de polluer mon corps pendant des années…

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  3. Ilithyie

    J’ai toujours pris une pilule de 3e génération à climat oestrogénique et elle me convenait très bien car elle régulait justement mon acné et ma pilosité, sans aucune prise de poids ou autre effet indésirable. Je la prenais même en continu pendant mes études pour être tranquille.
    Je crois que c’est la manière dont elles sont prescrites qu’il faut diaboliser : pour ma part, aucune recherche d’antécédent, aucun suivi de prise de sang ( que j’ai fini par réclamer). Alors, oui, cela aurait pu être dangereux.

    Une femme jeune, sans antécédent, ne fumant pas n’a pas de raison d’être effrayée par ces contraceptions.

    Donc, à mon humble avis, ce sont de bons moyens de contraception qui peuvent et doivent être prescrits après un interrogatoire pertinent : antécédents, bilan sanguin, âge ( – 35 ans), habitudes ( tabagisme) et après prescription d’une autre contraception hormonale n’ayant pas montré de contre indications.
    En cas de présence d’un de ces facteurs, elle doit être remplacée par une autre contraception.

    Si je dois reprendre une contraception, je me dirigerai de suite vers une pilule de 3e génération pour ma part ; mais uniquement parce qu’elle me correspond.

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  4. ptbichon

    Je pense que le problème est double en fait. D’une part des professionnels mais aussi des patientes. Les médecins ne sont pas tous consciencieux, certains généralistes ne sont pas formés ni au courant et prescrive la contraception pour faciliter la vie de leur patiente. Mais pour faire des consult de contraceptions, je peux te dire que certaines femmes minimisent certains facteurs comme le tabac.
    Pour beaucoup c’est pas grave et c’est normal de nos jours de fumer et de prendre un CO hormonale… J’en ai même déjà eu qui le « cache » pour être sûre qu’on leur prescrive la pilule.
    Moi je parle et j’explique toutes les contraceptions mais beaucoup ne veulent pas entendre, pour eux la contraception c’est la pilule et puis c’est tout.
    Bien sûr que le contraception a des effets secondaires en même temps, c’est un médicament…

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      C’est dingue que les gens cachent fumer pour avoir la pilule… on sait que ça augmente beaucoup les risques, je ne comprend pas l’intérêt de mentir à son médecin, j’avoue que ça me dépasse un peu, autant dire la vérité et avoir une contraception adaptée….

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      1. ptbichon

        On est bien d’accord que c’est ce qu’il faudrait mais pour connaitre l’autre côté du miroir, je peux te dire que toutes (et sûrement tous, mais je vois pas vraiment les hommes en consult) ne pense pas ainsi… C’est bien dommage et ça complique parfois la prise en charge.
        Après je sais aussi que du côté des prescripteurs tous ne sont pas consciencieux, par exemple ils oublient très souvent de préciser au femmes que sous DIU (=dispositif intra utérin= nouveau nom du stérilet qui a avait une connotation péjoratif) que si elles prennent des anti-inflammatoires elles ne sont quasi plus protéger (et bam grossesse non désirée sous contraceptif…).
        Souvent c’est aussi une question de temps de consult, les gynéco sont over-booké et ont pas le temps de faire une vraie consult contraception, c’est pour ça que c’est pas mal qu’ils nous (les SF) aient inclus dans cette partie, les SF ont souvent plus le temps, et peuvent se permettre des consult d’une demi heure trois quart d’heure alors que les docs n’ont pas ce temps.

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  5. MaRas

    J’ai toujours eu une « vieille » pilule. Minidril.
    Alors perso, je sais que je ne l’a reprendrai jamais (les joies d’avoir un homme super sexy, OATS quoi).
    Quand j’ai arrêté la pilule il y a 2 ans et demi, jai très vite constaté des améliorations sur ma libido, sur mon appétit. Mais vraiment côté câlin la différence a été extrême.
    La pilule, c’est une révolution pour les femmes mais on devrait être mieux informées, mieux suivies.

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Je ne me suis jamais posée de question sur la pilule car je me sentais en confiance, je ne fume pas et ma gynéco m’avait fait faire une prise de sang, mais quand je lis des études comme ça, je me dis qu’on ne nous informe pas assez….

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  6. pmavie

    Bonjour la Reine !

    je suis un peu intimidée, c’est mon premier commentaire sur ton blog (avant, je lisais beaucoup de blog – dont le tien – mais je ne commentais jamais. Par ce soir d’égarement, j’ai moi-même créé un blog et décidé de laissé des commentaires sur ceux que je suis !)

    Sais-tu que les 11% de baisse des hospitalisations ne peuvent pas être comparés brutalement aux 10% de risque de faire une embolie pulmonaire ? Je fais ma chieuse là, mais c’est mathématiquement pas possible de comparer parce que ces pourcentages portent sur des effectifs différents.
    Mais sinon, oui, c’est un scandale que ces pilules soient encore autorisées !

    A bientôt !

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Bienvenue dans le monde merveilleux de la blogo pma 🙂
      Pour les pourcentages, je suis nulle en maths et rn medecine, je n’ai fait que reprendre les articles qui semblaient y voir un lien.

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      1. pmavie

        Merci beaucoup pour ton accueil, ça fait chaud au coeur !

        Je me doutais bien pour les pourcentages que tu avais repris cela sur des articles que tu avais lu. Mais les articles écrit sur le net sont souvent bourrés d’erreur à ce sujet ! Mais ce n’est pas facile de comprendre, hein, je comprends parfaitement qu’on se trompe, c’est pour ça que j’ai fait la remarque. Je suis prof de maths (non, ne me déteste pas !). Les journalistes étant de formation littéraire, c’est plus difficile pour eux de comprendre, c’est bien normal.

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  7. bulle007

    Ça fait chier (pour parler vulgairement) d’avoir pris plus de 15 ans cette merde alors qu’en fait, il y en avait même pas besoin étant handicapée de la trompe !

    Merci pour l’article, je ne donnerai jamais la pilule à ma fille…(à ma future fille quoi)

    Bisette

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  8. lamisskangourou

    10% des femmes qui prennent la pilule n’ont pas le risque de faire une EP, mais 10% des EP sont liées à la pilule (quasi tjs associée au tabac), c’est pas la même chose 🙂
    Moi j’ai arrêté la pilule depuis des années, déjà parce que j’étais fumeuse, et que pour le coup pilule tabac, c’est un cocktail à gros risque, dont les médecins sont sensés informer leurs patientes. Perso, mon médecin traitant et gynéco me l’avait demandé à chaque fois que je demandais la pilule. Du coup il existe des pilules progestatives pures non contre indiquées avec un risque quasi inexistant de phlébite/EP, mais bonjour les effets indésirables, notamment en terme de mycose, constipation, acné, spotting. Et vu qu’on a la libido d’une huitre avec ça, pas de risque de faire un gosse c’est certain.
    Le reproche que je fais aux plannings familiaux de mon côté, c’est de m’avoir prescrit une vieille pilule fortement dosée alors que j’avais à peine 15 ans, sans me demander depuis quand j’étais réglée (ça faisait 3 mois), ni les risques d’effets indésirables (j’ai saigné abondamment trois semaines d’affilée, et « heureusement » que je me suis fait griller après un accident avec une grosse tache par l’infirmiere du lycée pour qu’elle m’explique que non ce n’était pas normal, j’étais bien anémiée. A 15 ans, on est un peu cruchonne).
    Donc oui, mieux encadrer la prescription, et informer, surtout les ados et les fumeuses. Quant aux effets sur la fertilité, je reste convaincue que les différentes pilules prises 10 ans ont flingué mes cycles et ovaires, quoiqu’en disent les gynécos. Et je n’en prendrai plus jamais. Vive les capotes 🙂 (et les OATS et les IOP)

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Après la prof de math, les médecins confirment que je suis nulle en math et que j’aurais mieux fait d’aller en L au lieu de galérer en S pour faire comme tout le monde 🙂
      Au délà des chiffres, ce qui m’ennuie c’est qu’on est très mal informé et qu’on ne discute pas avec nous des différentes options, on nous prescrit un peu trop vite la pilule, surtout pour moi qui ne fume pas.
      Comme toi, j’ai l’impression que la pilule m’a déglingué les ovaires, j’avais des cycles parfaits de 28 jours pendant 2 ans et après 15 ans de pilules, c’est le bazar. Je pense que je la reprendrai plus, soit un stérilet, soit des bonnes vieilles capotes.

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  9. Biquette

    Je plussoie l’analyse de la miss Kangourou.

    L’article de l’ANSM cité dans la presse évoque 341 cas d’embolies pulmonaires évités en France en 2013 (comparé avec 2012) grâce au recul de l’utilisation des pilules de 3è et 4è génération. Ce n’est pas anodin mais c’est à mettre en perspective avec le nombre de Françaises sous contraceptif oral combiné (55,5 % des femmes françaises de 15 à 49 selon gogole).

    Selon cette référence (http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S024886631300516X):
    Le risque annuel de thrombose veineuse serait de 0,5 à un épisode pour 10 000 femmes non-utilisatrices de pilules, de deux épisodes pour 10 000 utilisatrices de pilules à base de lévonorgestrel (deuxième génération) et de trois à quatre épisodes pour 10 000 utilisatrices de pilules à base de désogestrel ou de gestodène (troisième génération) ou à base de drospirénone. Ces estimations sont à mettre en perspective avec le risque de thrombose veineuse de six cas pour 10 000 femmes au cours de la grossesse.

    Il y a clairement une augmentation du risque avec les contraceptifs oraux mais on est très très très loin des 10%. Il est à noter qu’il y a une augmentation du risque aussi pour les pilules de 2è génération (mais moindre que les 3è et 4è génération – sans bénéfice supplémentaire selon diverses études). Il faut également tenir compte des facteurs de risque: tabagisme, instauration récente du traitement, mutation du facteur V de Leiden, âge > 35 ans, obésité, migraine sans aura par exemple, toujours selon la même référence.

    J’ai pris la pilule Diane 35 pendant quelques années. Je ne présente aucun des facteurs de risque et mon médecin avait demandé une analyse sanguine (pour le fameux facteur V de Leiden – dont je ne suis au final pas porteuse) auparavant car j’avais quelques signes d’appel (règles abondantes, hématomes fréquents).

    Je trouve qu’on diabolise trop la pilule. Il faut par contre mieux informer et encadrer les patientes et chercher à identifier les gros facteurs de risque avant de prescrire une pilule contraceptive (qu’elle soit de 2è ou 3è génération). L’article que je cite conclut sur ces recommandations:

    Il est par ailleurs indispensable d’informer les femmes du risque de thrombose et de les « éduquer » à identifier les signes cliniques évocateurs qui doivent les amener à consulter rapidement un médecin. Comme pour tout traitement un suivi clinique avec une réévaluation régulière du rapport risque/bénéfice est indispensable pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit, en particulier au cours de la première année de traitement où le risque de thrombose est le plus élevé.

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      J’avoue que ton article n’est pas assez vulgarisé pour mon petit niveau. Mais je suis d’accord avec ta conclusion sur le besoin d’informer, j’ai trop souvent l’impression que les médecins me prenne pour une idiote incapable de comprendre et que j’ai qu’à me taire et prendre la pilule comme on me dit. Quand j’avais des malaise vagaux avec le générique de ma pilule à chaque début de cycle, on m’a dit que ça n’avait rien à avoir, sauf que ça revenait tous les mois…
      Bref vive l’information et le choix éclairé de la contraception 🙂

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