Merci à tous, pour votre mobilisation – AMP/TRAVAIL

Comme vous le savez je suis en vacances sans connexion wifi (oui, il existe des maisons sans wifi en 2015…), bref, je ne suis pas très présente et j’étais triste de ne pas pouvoir soutenir BAMP pour que les pmettes et les pmecs aient enfin le droit de s’absenter du travail pour suivre les traitements.
Je profite d’avoir une connexion wifi (merci l’office du tourisme) pour vous rappeler qu’il est important, essentiel, vital de contacter vos député(e)s pour leur expliquer pourquoi il est important de voter l’amendement 301 bis, autorisant les femmes à s’absenter pour suivre leur protocole de soins et les inciter à ajouter un amendement intégrant les hommes, qui ont eux aussi besoin d’autorisations d’absence.
Pour une fois qu’on peut faire quelque chose de concret pour la PMA, il faut se bouger !
La liste des députés est sur le site de BAMP, si vous n’êtes pas certains de qui est votre député, il suffit d’aller sur le site de l’Assemblée Nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/14/qui/circonscriptions/index.asp) et pour le modèle, Plume en a fait un super que vous pouvez adapter (https://lavieestungrandcasino.wordpress.com/2015/09/28/lettre-a-mon-depute-le-modele-de-lettre/) et je vous ai mis le mien ci-dessous, à vous de faire votre cuisine.
Hop, hop, hop, à vos claviers !

(Désolée pour la mise en page sommaire)

Madame la Députée,
Citoyenne ayant dû avoir recours à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) et ayant l’immense bonheur d’être la maman d’une petite fille née en août dernier grâce à une FIV après 3 ans de traitements, je sollicite naturellement votre attention sur l’amendement relatif aux salariés engagés dans un tel parcours pour cause d’infertilité avérée.
 Cet amendement a été proposé et voté par le Sénat et rentre dans le projet de loi de modernisation du système de santé.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’infertilité est loin d’être marginale puisqu’elle concerne un couple sur six.
Vous connaissez forcément autour de vous, voire même dans votre entourage proche, une personne infertile devant avoir recours à l’AMP ou ayant eu recours à l’AMP.
Une fois le diagnostic d’infertilité posé, le couple se retrouve dans un véritable parcours du combattant médical.
En effet, si, en France, avoir recours à l’AMP est une chance, c’est également très chronophage et crée, notamment, d’importantes difficultés de conciliation avec la vie professionnelle. L’AMP nécessite en effet de fréquents examens médicaux, multiples prises de sang et contrôles échographiques (parfois quotidiens lors d’une FIV), recueil, ponctions ovocytaires nécessitant obligatoirement une hospitalisation, et parfois, cela s’effectue dans un centre éloigné du domicile, ou du lieu de travail, voire des deux.
Après 3 ans de traitements, je ne compte plus le nombre de rendez-vous médicaux pour lesquels j’ai du poser des jours de congés et le nombre de retards dont j’ai du répondre. Vous imaginez sans peine, les difficultés professionnelles que cela peut engendrer à terme.
Heureusement, j’ai eu la chance, d’une part, d’évoluer dans un milieu professionnel souple, et d’autre part, de bénéficier d’un centre AMP relativement proche de mon lieu de travail. J’ai donc eu un parcours « facilité » et c’est peut-être ce qui a permis sa réussite. Je mesure notre chance et je pense à tous ces couples qui connaissent davantage de difficultés soit parce qu’ils habitent en zone rurale, soit parce que leur cadre professionnel ne permet aucune souplesse.
Récemment, un groupe de sénateur s’est mobilisé pour voter cet amendement allant vers une avancée dans les conditions de vie des salariés impliqués dans un tel parcours. Cet amendement vise à introduire un régime d’autorisation d’absence pour les femmes engagées dans un parcours PMA.
Cet amendement, s’il est significatif de la prise en considération de la problématique de l’infertilité au sein de l’entreprise et constitue pour cette raison une avancée non négligeable dont je ne peux que me réjouir, il ne paraît cependant pas suffisant.
Pour quelles raisons ?
Il y en a plusieurs, et je peux vous en donner un petit aperçu.
Tout d’abord, parce que l’infertilité touche un couple, non seulement une femme. Certes, la femme subit les traitements, les échographies de contrôle, l’insémination, la ponction ou un transfert d’embryon, mais l’homme aussi a son lot de contraintes. Si l’infertilité est masculine, des opérations sont souvent nécessaires avant tout traitement, les consultations chez les plus grands spécialistes se font toujours en couple, et l’homme a l’obligation LEGALE d’être présent lors d’un transfert d’embryon, a fortiori lors d’une ponction, pour le recueil de gamètes.
Il serait par conséquent logique que le régime d’autorisation d’absences des salariés au sein de l’entreprise soit étendu aux hommes et ne concerne pas seulement les femmes.
Ensuite, parce qu’un tel régime ne peut aller sans une interdiction de tout comportement de défaveur au motif qu’une personne est engagée dans un parcours PMA. Si nous pouvons nous absenter, nous devons également être certains que ces absences ne nuiront pas à notre carrière professionnelle, à une possible à embauche ou pourrait constituer un motif détourné de licenciement.
Un parcours PMA est déjà en lui-même un sacré handicap social, n’en faisons pas non plus un handicap professionnel.
Il serait temps de faire évoluer notre système de santé et, notamment, le code du travail afin de prévoir un régime d’autorisation d’absences pour les salarié(e)s bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation et empêcher que l’engagement dans un processus de PMA ne puisse entraîner de discrimination.
En vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien prêter à mon courrier, je vous prie d’agréer, Madame la Députée, l’expression de ma considération distinguée.

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

1420023509570 Amendement 301 bis, N’oublions pas les hommes !

Le bureau de l’association BAMP (5 personnes) se mobilise depuis des mois, sur ce projet d’amélioration de la prise en charge sociale des couples salariés et en parcours d’AMP. Suite à vos nombreuses remarques sur les difficultés à concilier le parcours de soin avec une activité professionnelle, suite à notre rencontre en 2013 avec Lucile HERTZOG, sociologue qui réalise sa thèse sur ce sujet, nous avons réalisé un dossier AMP/TRAVAIL que nous avons commencé à présenter aux députés rencontrés en 2014.

Nous avons réalisé, avant l’été 2015,  un document finalisé pour présenter aux sénateurs et députés nos constats et nos propositions. Dans ce document, nous allions plus loin que l’autorisation d’absence votée par le Sénat. En effet, nous avions demandé une protection aussi contre les licenciements abusifs, contre la discrimination et le harcèlement que certains et certaines d’entre-vous vivent dans leur emploi…

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