Avez-vous lu cette tribune ?

Une tribune dans le Monde d’aujourd’hui

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/30/nous-medecins-et-chercheurs-mettons-en-garde-contre-la-fondation-jerome-lejeune_5102969_3232.html

Reprise en partie sur 20 minutes pour les non-abonnés

http://www.20minutes.fr/sante/2040723-20170330-fondation-jerome-lejeune-viseur-146-scientifiques-accusent-bloquer-recherches-embryons

Quarante recours en cours, ils ont vraiment que ça à faire ?
Empêcher la recherche.
Obliger des couples à faire des FIV dans le vide.
Faire creuser le trou de la sécu.
Utiliser le budget de l’Agence de Biomedecine pour gérer ces recours au lieu de faire des campagnes d’information.
Un sujet totalement absent de la campagne présidentielle….
😦

C’est à la fois un coup de colère et le signe d’une inquiétude croissante. Dans un texte publié par Le Monde, 146 médecins et chercheurs dans le domaine des sciences de la vie mettent en cause l’action de la Fondation Jérôme-Lejeune, en particulier les procédures judiciaires lancées contre des autorisations de recherche sur l’embryon, et demandent aux pouvoirs publics de « reconsidérer » leur reconnaissance d’utilité publique, attribuée lors de sa création en 1996.

A ce jour, quarante recours ont été déposés contre des autorisations délivrées par l’Agence de la biomédecine, l’autorité publique compétente, soit contre la quasi-totalité des projets dans ce domaine. « C’est un handicap majeur pour la recherche française, affirme le biologiste Pierre Jouannet, l’un des initiateurs du texte, pionnier de la procréation médicalement assistée. Certains chercheurs renoncent à déposer des projets et vont à l’étranger. » Parmi les signataires figurent une trentaine d’académiciens et de professeurs au Collège de France, et plusieurs présidents de sociétés savantes.

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11 réflexions au sujet de « Avez-vous lu cette tribune ? »

  1. calihope

    Cette « fondation » n’en est pas à son coup d’essai en matière d’agissements « pro-vie », et franchement ça me fout en colère… Je n’ai pas bien compris le fond de leurs recours, ni s’ils les multiplient tous en même temps, mais s’ils utilisent ce type de procédés comme un élément de blocage, ils risquent quand même un jour d’être condamnés pour procédure abusive. En attendant, ça participe de manière générale à une montée en puissance d’un mouvement réactionnaire qui devient très actif sur le plan judiciaire (et politique malheureusement…), et je trouve cela franchement inquiétant.

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  2. calihope

    Cette « fondation » n’en est pas à son coup d’essai en matière d’agissements « pro-vie », et franchement ça me fout en colère… Je n’ai pas bien compris le fond de leurs recours, ni s’ils les multiplient tous en même temps, mais s’ils utilisent ce type de procédés comme un élément de blocage, ils risquent quand même un jour d’être condamnés pour procédure abusive. En attendant, ça participe de manière générale à une montée en puissance d’un mouvement réactionnaire qui devient très actif sur le plan judiciaire (et politique…), et c’est vraiment pas rassurant…

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  3. Marie

    La recherche sur l’embyon est aussi celle de l’enfant parfait, un embryon sain, un embryon dépourvu de tare, mais est ce la garantie d’avoir un enfant parfait? Je suis moi même maman d’un petit bout qui « grace » à la recherche sur l’embryon aurait pu être éliminé avant la naissance, car il ne correspondait pas à l’image que la société voudrait avoir d’un enfant parfait (malformations très visibles) . Les 8 jours que nous avons partagé avec lui ont été les plus beaux de ma vie et son départ une immense tristesse! Alors non, je ne suis pas pour la recherche sur l’embryon qui découle sur un eugénisme à peine caché et qui nous empeche de trouver la richesse dans des enfants qui sont peut etre un peu plus faibles!

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    1. La reine de la PMA Auteur de l’article

      Je suis désolée pour la perte de votre bébé, mais je pense que c’est un choix qui revient aux parents et non à une association.
      Par ailleurs, la recherche sur l’embryon permettrait d’augmenter le taux de réussite des FIV et d’apporter plein de bébés à des familles infertiles.

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      1. Marie

        Certes, ce choix ne revient pas à une association, mais il y a une pression monstre sur les femmes dont l’enfant sera différent. Quand le choix de garder ton enfant fait de toi une egoiste, quand alors que tu as ton enfant dans tes bras, on te dit que si on avait été sur plus tôt de sa maladie, on aurait pu l’ avorter (sympathique mot du pédiatre de néonat), quand on dit à des parents: Vous faites la plus grande connerie de votre vie, quand un médecin refuse de suivre une femme qui choisit de garder son enfant, car il ne veut pas prendre ses responsabilités (tous ces exemples je les ai vécu ou ils ont été vécus par des parents que je connais), heureusement qu’il y a de dangereuses fondations qui se mobilisent pour que chaque être humain puisse être accueilli, quelque soit ses faiblesses et gênes un peu défaillants.

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        1. La reine de la PMA Auteur de l’article

          Je continue à penser que la recherche sur l’embryon n’a rien à voir avec l’eugénisme car très sincèrement je pense qu’un couple qui choisira de garder un enfant porteur d’une malformation ou d’une maladie grave ne fera de toute façon pas appel à un diagnostic sur l’embryon comme je pense qu’ils ne font pas le dépistage de la trisomie 21 qui n’est pas obligatoire aujourd’hui. En revanche un couple qui ne souhaite pas garder un enfant avec une malformation ou une maladie grave préférera ne pas avoir commencé la grossesse.
          Et je maintiens que c’est au couple de décider et non à une association.
          Lors de mon dernier début de grossesse l’embryon n’avait pas la bonne taille, pas la bonne forme et pas le bon rythme cardiaque et sincèrement je suis soulagée que son cœur se soit arrêté à 2 mois car cela m’a évite de plus m’investir dans cette grossesse pour devoir l’interrompre plus tard. Car bien qu’infertile et ayant mis 3 ans à avoir ma fille grâce à la recherche et à des traitements lourds, je ne souhaite pas élever un enfant lourdement handicapé et c’est un choix qui me revient.
          Et bien qu’une grossesse soit fortement désirée, je n’ai aucun problème avec le mot « avorter » car je soutiens le droit pour une femme à disposer de son corps et à avorter.

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    2. Carotte

      Je suis desolee pour votre bébé Marie, très sincèrement. Mais il ne faut pas confondre eugénisme et recherche. Les travaux menés ne sont pas réalisés dans le but d’avoir un enfant parfait mais juste de permettre à des couples infertiles de devenir parents. Beaucoup de couples sont aujourd’hui en attente de diagnostic, on ne sait pas réellement ce qu’ils ont et donc comment les soigner : la recherche pourra en aider un certain nombre à terme. Il ne s’agit donc pas de sélection génétique… On ne va pas en Pma pour avoir un enfant parfait, on y va le cœur brisé en espérant un jour avoir un enfant. Au moins un…

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    3. Psychota

      Je fais partie de ceux qui obtiennent de « mauvais » embryons qui ne survivent que quelques jours, sans qu’on sache trop pourquoi. Peut-être serons-nous obligés un jour de nous rendre à l’étranger pour comprendre et avancer, puisqu’en France la recherche ne nous le permet pas. Je comprends votre position vu votre parcours, mais pour nous il ne s’agit pas de la quête de l’enfant « parfait », juste la quête d’un enfant tout court.

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  4. Bounty Caramel

    Plus que lu, c’est la gue-guerre entre mon boulot (qui fait de la recherche sur l’embryon) et la Fondation Lejeune. On a pas mal parlé de l’article dans les couloirs. D’autant plus qu’il y beaucoup de témoignages de « mes » chercheurs, et nombre de signataires viennent de mon taf’, ou en sont proches. Il est vrai que la Fondation Lejeune dérive au fil du temps vis à vis de sa fonction première, que pour ma part j’apprécie, car quoiqu’on en dise, tout le monde ne fait pas le choix d’un dépistage éclairé, et nombreux sont encore les couples qui le font sans s’être posé les questions de l’après tri test. Comme tu le sais, j’ai encore bataillé tout récemment avec mon gynéco pour ne pas souhaité le dépistage, et cela est notifié en fluo dans mon dossier médical. Je suis fichée lol.
    Bref, sur sa fonction première, ou plutot initiale, La Fondation Lejeune est claire : dans une société où l’inclusion des personnes trisomiques, qui sont nées, est forte; à l’inverse, leur exclusion in utéro est forte.
    C’est vrai que c’est un peu « schizophrène ». La tendance est de ne plus voir une personne in utéro, mais seulement une pathologie. Bref. Voila pour l’origine de Lejeune.
    Malgré tout, l’acharnement vis à vis du souhait de stopper la recherche sur l’embryon, laquelle permet notamment demain de Guérir, me rend plus que perplexe. C’est une Fondation qui, d’une bataille légitime concernant la vigilance à avoir envers le Down syndrom, est en train de s’enfoncer dans des combats sans liens à mes yeux, et pire qui ne lui rende absolument pas service, bien au contraire. J’ai beau retourner le problème dans ma tête, l’embryon in utéro peut grandir, mais celui dans une boite a petri ne le peut pas. Et puis, ces embryons sont donnés par des couples FIV. Que dire de plus… C’est le choix de ces couples que de souhaiter faire avancer la Recherche grâce à ce qu’ils ont réussi de plus précieux.
    En tout cas, on a pas fini d’en parler dans mon quotidien ;-). Et c’est important de parler des batailles éthiques.

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