Archives de l’auteur : La reine de la PMA

Mum of girls

Certes Einstein n’est pas encore parmi nous et peut encore nous faire des surprises, mais je suis a priori partie pour être la maman de deux petites filles.
Avec tout ce qui s’est dit en cette fin d’année sur #MeToo et #BalanceTonPorc, je me dis forcément qu’il faudra beaucoup de force et de caractères à mes filles pour faire face au monde qui les attend. Les choses évoluent, les gens commencent à prendre conscience des choses, mais tout ça évolue à la vitesse d’un escargot.

La question se pose alors pour nous, avec l’homme, de la manière dont nous pouvons au mieux accompagner Starsky aujourd’hui, et Einstein demain, dans leur éducation pour qu’elles puissent faire face à tout ça et deviennent des femmes fortes et libres d’être ce qu’elles souhaitent.

De manière générale, je suis assez contente de moi en matière d’éducation car je trouve Starsky parfaite à tous points de vue (oui je m’envoie des fleurs, mais marre de l’autoflagellation parentale car on a élevé la voix et que ce n’est pas bienveillant, c’est normal d’en avoir marre et de s’énerver).
OK, je la trouves peut-être un tout petit peu moins parfaite quand elle se roule par terre en hurlant dans un magasin, ou quand on doit discuter pendant des heures et négocier des choses, comme mettre autre chose qu’un pyjama pour sortir, mais de manière générale, je la trouves merveilleuse et je me dis qu’on doit quand même faire du bon boulot avec l’homme, même si c’est beaucoup à l’instinct et à la fameuse éducation approximative de Quatre Enfants.

Starsky est une petite dictateur fille qui a très confiance en elle, qui se met en avant et qui ne se laisse pas facilement démonter. On pourrait argumenter qu’elle a peut-être trop confiance en elle, mais je me dis que ce réservoir va forcément se vider au fil des années, et que plus il y a de confiance au départ, mieux ce sera pour plus tard.
Il y a cette vidéo sur la bande son de la vie d’une femme qui a circulé récemment et je la trouves très juste.

J’avais lu un article sur une étude qui montrait que c’est entre 5 et 6 ans que les filles commencent à se sentir moins brillantes que les garçons. Assez flippant que cette évolution de perception se fasse si jeune… Ma fille n’oublie JAMAIS que tu es un génie !

Du coup, on essaie de limiter les effets de l’extérieur sur Starsky, même si on sait bien que c’est perdu d’avance et que l’entrée à l’école en septembre prochain finira d’achever nos efforts.

On évite le total look rose à paillettes pour les fringues, même si parfois ça me fait plaisir de l’habiller en bonbon rose. Maintenant qu’elle marche, court et escalade et met un point d’honneur à s’habiller seule, on privilégie le confort et la facilité à enfiler.
On achète au maximum des jouets « neutres », on essaie de ne pas la limiter à des jeux d’imitation et d’imagination, mais d’ouvrir aussi sur des jeux de construction et de réflexion, même si c’est un bien grand mot à son âge (un puzzle de 9 pièces lui demande beaucoup de réflexion, et je vous raconte pas la construction d’un truc en lego).
Comme elle ne s’intéresse pas encore vraiment aux dessins animés, ça va, mais je sens qu’on va devoir se creuser les méninges pour les trouver des dessins animés de son âge qui mettent en scène des filles / femmes dans des rôles autres que princesse ou side-kick du vrai héros.

Bref, on sait qu’on a perdu d’avance, mais on tente quand même notre chance (c’est un peu comme une FIV, 25% de chance de succès, mais sur un malentendu, il y a parfois des miracles répétés).

En revanche, y a un truc qui m’énerve, ce sont les mums of boys revendiquées.
Je m’explique, il y a forcément des mamans d’un ou plusieurs garçons et je sais bien que je n’ai pas de garçon sous le coude et que je ne sais pas comment c’est d’élever un ou des garçons, mais de là à expliquer tout par le fait que ce sont des garçons, ça me gonfle. Alors évidemment, ce n’est pas une généralité, toutes les mamans de garçons ne sont pas comme ça, mais le nombre de fois où j’ai entendu ces deux phrases….
« Tu as de la chance les filles, c’est calme, je te dis pas moi avec mes garçons »… Alors non, ma fille est tout sauf calme, elle a un grand besoin de se dépenser et court et saute partout en permanence, c’est peut-être juste une question de caractère.
« Tu as de la chance, les filles c’est doux, moi c’est la bagarre tout le temps »… Alors non, ma fille tape et pousse volontiers toute personne placée entre elle et le toboggan, parfois elle se prend un coup en retour, mais ça n’a pas l’air de la déranger plus que ça, vu qu’elle réplique.
Après je sais bien que ça ne part pas d’une mauvaise intention et en vrai, j’ai aucune idée de la différence entre élever une fille et un garçon, mais je pense que tout ça, c’est avant tout une question de personnalité et de caractère de l’enfant plus que de zizi ou de zézette.

Récemment, Il y a eu un épisode qui m’a particulièrement gonflé. La maman d’un petit garçon du même âge que Starsky, qui ne l’élève pas particulièrement à l’ancienne ambiance « boys don’t cry », il a une poupée qui l’accompagne partout, une cuisine, une poussette…
Et ce petit garçon du même âge que Starsky a le même genre de crise de deuzans où il tape, pousse et crie (je trouves toujours ça rassurant de retrouver ces bons moments de parentalité chez les autres, je me sens moins seule avec mon cochon parfois hurlant).
Tout ça pour dire que ce petit garçon a tapé ma précieuse, pas violemment, juste une tape pour une sombre histoire de camion pompier à partager, Starsky n’a même pas relevé, trop occupée à tirer sur le-dit camion. Ma tendance non-interventionniste, ambiance je suis une dinde, je vais pas me lever tant qu’il n’y a pas de hurlement, n’aurait pas relevé. Mais la maman s’est levé et a dit à son petit mec « On ne tape pas les filles, les filles c’est fragile »…
Et en fait c’est cette phrase qui m’a vraiment énervée, d’autant plus qu’elle était prononcé devant ma fille. Déjà de mon point de vue personnel, le message à faire passer est « on ne tape personne » (sauf si c’est une pisseuse qui te pique ton seau ou un morveux qui t’empêche de faire du toboggan, maman saura tourner le dos et dire qu’elle n’a rien vu et que ce n’est pas ton genre si un parent bienveillant intervient). Mais surtout je n’ai pas envie que Starsky entende / intègre que les filles sont fragiles, je n’ai pas envie que le fait d’être une fille la définisse, j’ai envie qu’elle puisse avoir la possibilité d’être fragile ou forte.
J’espère évidemment et je pense que Sarsky n’a pas relevé trop occupée sur comment obtenir le camion de pompier pour elle toute seule, mais je trouves dommage que mes pseudo-efforts soient « ruinés » par une femme que ce soit dans le message qu’elle fait passer à son fils sur les fille et dans le message reçu par ma fille (de toutes façons, c’est toujours la faute de la mère, allez un peu d’autoflagellation pour la route).
Finalement l’éducation et la confiance qu’auront nos filles plus tard passent aussi par l’éducation des garçons. Il y avait un article intéressant à ce sujet dans le Huff Post que je vous laisse lire si ça vous tente.

Tout ce post est un peu brouillon je veux bien l’admettre, mais c’est peut-être pour exprimer mon angoisse sur le fait qu’avec mes deux filles, je ne pourrais pas expérimenter l’éducation approximative d’un garçon modèle…

Sinon il parait que c’est la saison des voeux alors je vous souhaite une excellente année 2018, pleine de bonnes surprises et d’aventures !

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Remontées acides, insomnies et bas de contentions

Voilà la trilogie qui va m’accompagner les 3 prochains mois. C’est encore mieux qu’une trilogie Star Wars !

J’entre en effet dans le dernier trimestre de cette grossesse et je bénéficie d’un trio de winner.

Les remontées acides, je ne connaissais pas avec Starsky et bien j’innove avec Einstein, heureusement le gaviscon fonctionne bien. Bon, en bonne pmette je suis paranoïaque, j’essaie de ne prendre aucun médicament pendant la grossesse donc j’essaie de deviner avant chaque repas si ça va passer tout seul ou si je vais avoir besoin de gaviscon, je suis joueuse, c’est un peu la roulette russe, il y a encore quelques ratés…

Les insomnies, j’avais connu pour Starsky, elles ne sont pas encore quotidiennes mais le rythme s’accélère, les remontées acides aidant. Pour Starsky nous avions un appartement qui donnait sur rue et c’était l’été, je regardais donc la vie nocturne parisienne par la fenêtre. Cette fois c’est l’hiver et notre appartement donne sur cour, donc à moins que les voisins acceptent de me faire un remake d’Hitchcock je risque de m’ennuyer un peu… je vais devoir trouver une alternative. Si vous avez un gros bouquin, genre un vrai pavé trop bien à me conseiller je suis preneuse.

Les bas de contention, c’est finalement une bonne chose d’être en hiver parce que l’été ça fait un look particulier qui ne permet pas forcément de gagner les reines du shopping… par contre ça fait toujours drôle, ces bas en dentelle un peu pupute avec un gros ventre, mais j’imagine que les fabricants de bas de contention se sont dit que c’était un moyen pour les vieilles dames et les PB de revendiquer leur féminité (ou pas). Bon heureusement il reste l’option collants, mais y a quand même un marché je pense pour le bas de contention sans dentelle (futur job d’auto entrepreneur pour moi ? Je pourrais raconter en interview comment la grossesse m’a inspiré pour monter l’empire du bas de contention minimaliste).

Ces « maux » mis à part, je pète la forme donc je vais pas me plaindre.

2017 se termine bientôt, ça aura définitivement été une très mauvaise année pour moi, j’espère que 2018 apportera un peu de réconfort.

Je vous souhaite à toutes un bon réveillon (et une coupe de champagne à deux devant une série compte comme un excellent réveillon).

Gender reveal d’Einstein

Einstein est un clown et aime faire des blagues… On a donc fait une écho morpho en deux temps.

Une première étape, où Einstein a accepté de dévoiler son sexe mais n’a souhaité montrer que son dos (magnifique colonne vertébrale au demeurant) malgré un tour du quartier et nous a obligé à revenir quelques jours plus tard pour vérifier le reste des organes.
Un starbucks plein de sucre et de caféine sur la route a aidé à réveiller Einstein pour cette seconde écho.

Je ne fais pas durer le suspense sur l’essentiel, Einstein va bien, va même très bien, c’est un beau morceau estimé au dessus du 95ème percentile, ce qui laisse présager un nouveau vêlage de rêve…

Le doc a une super technique pour obliger le bébé à ouvrir la main ; la pichenette !
C’est très drôle, bébé est dérangé et ouvre la main par réflexe. Dommage que le doc ait oublié qu’il y avait une dame entre le bébé et lui qui elle aussi appréciait moyennement la pichenette répétée sur son ventre. Mais on a une super photo de la main ouverte.

Et sinon pour les vrais sujets du type garde robe et achats pour la naissance, voici la gender reveal !

Nous attendons donc une deuxième petite fille ! On va pouvoir rentabiliser les tenues de Starsky et ça fait une bonne excuse pour en acheter encore plus.

On est dans la mouise niveau prénom vu qu’on était d’accord sur un prénom de mec, mais on est bien d’accord que ce sont des problèmes de riches. Il nous reste encore 4 mois pour nous mettre d’accord.

(TAG) Ma vie de maman

Merci à Quatre Enfants de m’avoir taguée, c’est toujours marrant ces petits questionnaires. Alors voici mes réponses de pmette devenue MILK et ma vie de maman.

1-Présente toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quels sont leurs prénoms ? Quel âge ont-ils ?

J’ai 25 ans depuis 12 ans, je suis maman d’un génie de 2 ans Starsky et j’ai un deuxième génie en préparation pour mars.

2-Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Pour Starsky, j’étais certaine que c’était une fille et on en a eu la confirmation très vite que c’était bien une fille. En revanche pour Einstein, on ne le sait toujours pas. J’ai passé le 1er trimestre à penser que c’était une fille et maintenant je me dis que ça doit être un garçon. Réponse dans 3 semaines…

 

3-Maman au foyer ou maman au travail?

J’ai été maman au travail pendant 2 ans et à l’insu de mon plein gré je suis maman au foyer depuis quelques mois sans pour autant me sentir maman au foyer car j’ai gardé ma nounou à plein temps.
Je me sens plus en transition en ce moment car pas vraiment embauchable de par mon état de dinde, mais j’ai clairement envie et besoin de reprendre le boulot, c’est nécessaire à mon équilibre de ne pas avoir que mes enfants, j’ai besoin de me sentir active et utile hors du foyer (et accessoirement on a besoin de mon salaire).
Je compte reprendre le travail quelques mois après la naissance d’Einstein.
En attendant, je profite au maximum de cette parenthèse qui m’est offerte pour passer du temps avec Starsky et faire tout ce que je voulais faire avec elle et que je n’avais pas le temps de faire en travaillant. On fait tout plein d’activités et j’avoue que même si c’est fatiguant, j’apprécie beaucoup ces moments. Je profite plus d’elle maintenant qu’elle a 2 ans que lors de mon congé maternité, je ne suis vraiment pas la plus grande fan des tous petits bébés.

4-As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ?

Non, je ne suis pas très attachée aux objets, beaucoup plus aux souvenirs. Pas d’objet, mais des tonnes de photos de ma merveille que je ne me lasse pas de regarder.

 

5-As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Je touche du bois, mais Starsky n’a jamais eu de maladie ou de blessure sérieuse pour le moment. Donc je continue à croiser les doigts pour que ça continue comme ça.
A sa naissance la maternité nous avait demandé de la réveiller toutes les 3 heures pour lui donner à manger et clairement ça ne lui convenait pas. Je sentais que ça ne lui convenait pas mais je n’ai pas osé changer ce rythme avant d’avoir l’aval de l’infirmière de la PMI. Depuis j’essaie de suivre mon instinct. Je fais probablement des erreurs, mais je fais toujours ce qui me semble le mieux pour elle.

 

6- Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

Mes deux grossesses sont des grossesses PMA (ah oui, c’est pour ça que le blog s’appelle la reine de la PMA…) donc pas de test de grossesse mais des dosages beta HCG.
Je n’ai fait qu’un seul test de grossesse de ma vie avant la PMA car j’avais un « retard de règles », elles ne sont jamais revenues d’où la PMA.
Je ne garde pas de très bons souvenirs de mes débuts de grossesses pour des raisons différentes, mais du coup je ne sacralise pas du tout la grossesse. J’irai même jusqu’à dire que je n’aime pas être enceinte, c’est trop associé à la PMA pour moi. En revanche j’adore être maman. J’avais peur que la PMA abîme mes grossesses et aussi la relation avec ma fille, mais heureusement ce ne fut pas la cas. Je me suis vraiment sentie devenir maman au moment du retour à la maison et de la sortie de la médicalisation de la reproduction.

7- As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

Oui et non. Aucun problème sur tout ce qui est puériculture et certains vêtements, mais j’ai un attachement particulier pour certains vêtements ou peluches et je sais que je les garderai longtemps…
8- Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?
Non, j’ai de moins en moins d’envies d’acheter. J’ai beaucoup plus des achats raisonnés qui répondent à mes besoins qu’avant.
J’ai beaucoup plus des envies de vacances, d’escapades ou de moments de qualité en famille.

9- On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

Alors c’est vrai que pour ma première qui était tant attaendu (trois ans tout de même), j’avais du mal à acheter d’occasion, je voulais et je veux toujours lui offrir le meilleur. Avec l’expérience, je me suis rendue compte que le meilleur pouvait être d’occasion. Il m’arrive de plus en plus souvent d’acheter des vêtements de marque que je trouves trop chers neufs  d’occasion même si j’avoue que Starsky est pourrie gâtée par ses grands-parents et ne manque de rien.
Pour l’arrivée d’Einstein, je n’ai pas prévu beaucoup d’achats. Pour la puericulture, on est équipé et pour les vêtements, j’attends de savoir si c’est une fille ou un garçon pour compléter sa garde robe, mais j’ai gardé précieusement tous les vêtements de Starsky.
10- Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …
Rien en particulier 

11- As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Oui, surtout au tout début, j’ai trouvé ça difficile de se retrouver seule face à un nourrisson hurlant avec des couches débordantes avec l’impression de ne rien faire comme il faut. Surtout que j’avais eu le temps d’idéaliser le bébé parfait pendant mes années de PMA.
Maintenant ça va mieux, même beaucoup mieux. Après il faut dire qu’on a le modèle bébé pour parents débutants qui est plutôt facile à vivre et que j’ai mis en place une organisation qui me permet de ne pas être seule en permanence face à ma merveille. J’appréhende un peu l’arrivée du second qui va chambouler notre rythme, mais je sais que j’ai plus confiance en ma capacité à être maman et que je n’essaierai pas de faire la warrior qui gère tout et que je saurais demander de l’aide si j’en ressens le besoin.

12 – Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

Je voulais deux enfants. La PMA m’a fait revoir mes ambitions à la baisse, réussir à avoir un enfant me paraissait déjà un miracle et je me sens très chanceuse de pouvoir bientôt en avoir deux. Je ne me mettais pas la pression après la naissance de Starsky, on ne retournerai en PMA seulement si on s’en sentait la force.
Je sais qu’il n’y aura pas de petit troisième de par mon âge et l’envie de fermer définitivement le livre de la PMA.

 

Voilà pour ce TAG Ma vie de maman, j’espère ne pas vous avoir ennuyé à raconter ma vie et n’avoir froissé aucune pmette.

Je nomine à mon tour Miss Kangourou et Margou histoire d’avoir de leurs nouvelles.

I’m ready for my close up

Certes Starsky vient à peine de souffler ses 2 bougies, mais nous sommes déjà dans les dossiers d’inscription à l’école et ces braves gens nous demandent une photo…
Ne me demandez pas à quoi sert la photo pour l’inscription, pardon la pré-inscription, en maternelle, je n’avais pas compris que c’était un concours de mini miss.

Je tente donc ma chance de bon matin avec mon iphone, en me disant le matin, elle sera fraîche au réveil et normalement, elle sera encore propre et présentable.
Je lève donc mon génie l’endimanche et la positionne devant une porte blanche pour le fond neutre.
Echec cuisant, elle a les yeux éclatés, refuse de retirer sa tetine et d’éloigner son doudou et on a un gros problème de crédibilité avec la photo où elle dit ouistiti avec sa tétine.

Je retente ma chance après le petit-déjeuner, meilleure mine, la tétine est partie ainsi que son doudou, ça fait pas pro, mais c’est passable en recadrant les bras levés de joie au cri de ouistiti.

Mais bon je ne suis pas encore super satisfaite et je me dis soyons fous, faisons un photomaton.

Après la sieste, mon génie est souriant, de bonne humeur et en pleine forme je l’emmène donc au photomaton du monop.

Nous commençons par un petit incident sur le trajet. Starsky est en plein apprentissage de la propreté et s’arrête net sur le trottoir au cri de « pipi ! »… Je lui explique qu’elle a une couche, elle insiste, non pipi dans le pot, il n’y a pas de pot dans la rue ma chérie, tu peux faire pipi dans ta couche, non pipi dans le pot… Bref, j’avais un gâteau dans ma poche qui a permis de détourner l’attention et nous voilà reparties.

Arrivées au photomaton, 1ère difficulté, la taille de Starsky.
En effet le siège n’est pas réglable en hauteur et assise, sa tête est toujours loin du cadre, donc à moins de vouloir fournir le haut de ses cheveux dans le dossier d’inscription, il faut mettre la demoiselle debout.
Elle a peur, crise de larmes, on dégaine une petite voiture, finalement ça va mais je dois absolument lui donner la main. Sauf que si je lui donne la main en étant à côté d’elle, j’ai l’honneur d’être dans le cadre.
Je me mets donc accroupie devant elle et lui donne la main.
Starsky fait donc de grands sourires dans ma direction, par terre donc.
Je fais les marionnettes avec ma main au niveau de l’appareil pour essayer d’attirer le regard dans la bonne direction, Starsky fait aussi les marionnettes car c’est trop rigolo.
(Au moins elle a retrouvé le sourire)

A cet instant, nous avons la photo bourrée avec sa tétine au réveil, la photo qui pourrait passer en recadrant très serré pour cacher les bras levés, la photo où elle regarde par terre, la photo où elle fait les marionnettes.
J’ai eu un moment de doute parental, comment font les autres parents pour faire cette f*ucking photo de dossier d’inscription avec un enfant de 2 ans ??

Surtout que photmaton te propose 2 options : la photo qui est conforme pour les documents officiels et que tu peux choisir uniquement si elle est considérée comme conforme par le logiciel, mais autant te dire qu’avec une deux ans qui dit ouistiti, aucune photo n’est conforme et que tu peux la refaire à l’infini et la photo « fun » qui n’est pas conforme, mais qui te propose 4 poses que tu ne choisis pas…

Finalement, par je ne sais quel miracle, nous avons obtenu 3 photos sur 4 de correctes pour le dossier d’inscription.
Gros problème, je trouves mon génie objectivement sublime sur ces photos et j’ai pas trop envie de les donner à l’école, mais plutôt de les garder précieusement pour moi…

Morale de l’histoire, pour les prochaines photos, nous irons chez un photographe, histoire que mon génie puisse s’exprimer à la hauteur de son talent face à l’appareil avec un photographe qui aura plus de répondant qu’un vulgaire photomaton.
(et accessoirement, je pourrais demander des tirages supplémentaires pour la MILK que je suis devenue)

 

 

 

 

Reprendre son souffle

On peut le dire, ce début de grossesse a été assez chaotique pour moi d’un point de vue émotionnel.

Je voulais profiter dès le début de cette dernière grossesse (je sais qu’étant donné mon âge et mon absence d’envie d’une famille nombreuse, ce sera la dernière), mais la vie a fait qu’elle est dans un premier temps passée au second plan, voire complètement hors du champs de mes pensées et qu’ensuite, les résultats du dépistage de la trisomie avec ce score record d’une chance sur 48 (on était à une chance pour 6 000 pour Starsky…) m’a empêché de me projeter pendant encore deux longues semaines.

Hier nous avons eu l’appel tant attendu et la bonne nouvelle, toutes les trisomies sont écartées. Einstein nous a fait une frayeur, peut-être pour nous rappeler qu’il était bien présent même si on ne pensait pas beaucoup à lui. Et je commence enfin à me projeter un peu dans cette grossesse.

J’était toute tremblante hier quand j’ai reçu l’appel surtout que la dame m’a demandé « Bonjour, c’est le centre de diagnostic anténatal, vous êtes bien madame la reine, est-ce que je peux vous parler ? » et je me suis dit merdouille, elle s’assure que je peux encaisser une mauvaise nouvelle, mais en fait, elle était juste attentionnée.
Mais avec toutes ces émotions, j’étais tellement soulagée de la bonne nouvelle que je n’ai pas pensé à demander le sexe d’Einstein alors que le DPNI permet de le connaitre avec certitude. J’ai pas osé rappeler car je me suis dit que c’était un peu déplacé de se poser la question du sexe alors qu’on venait de m’annoncer la seule bonne nouvelle de l’année.
Les résultats vont nous être envoyés par courrier, on verra si le sexe est noté, sinon il faudra attendre encore un peu…
Parce que c’est pas tout, mais j’ai une gender reveal à organiser ! (et une garde robe à mettre en place)

Nous avons annoncé à Starsky hier soir que maman avait un tout petit bébé caché dans le ventre et qu’elle allait être grande soeur, je ne suis pas certaine de ce qu’elle en a compris.
Elle a ensuite caché une de ses poupées sous mon sweat en disant « petit bébé caché » et ce matin elle a annoncé à sa nounou que « petit bébé caché dans le ventre de maman ».
Comme la notion du temps assez vague à son âge et que 6 mois, c’est long, je pense qu’on ne lui en reparlera pas avant un bon moment et qu’on laissera venir les questions si elle en a quand la transformation en baleine avancera.

Sinon ma vie a complètement changé, je ne travaille plus et je prend doucement mes marques dans cette nouvelle vie de femme au foyer.
C’est vraiment une chance de pouvoir prendre le temps, de ne pas avoir l’impression de courir partout telle une poule sans tête et de tout faire mal et surtout de profiter de Starsky plus d’une heure par jour.
Je compte bien savourer cette année hors du temps qui m’est offerte. Je n’aurais probablement plus jamais cette opportunité.

Happy Friday !

2%

Deux pour cent, c’est à la fois peu et tant.

Je n’ai pas eu besoin d’appeler l’hôpital qui s’est chargé de m’appeler pour me donner des nouvelles hier. J’aurais préféré ne pas avoir de nouvelles.

Nous sommes dans le groupe le plus à risque concernant la trisomie 21 avec 2% de chances d’avoir un enfant porteur de ce gène.
Avec mon âge, je me doutais bien que je serai d’office dans un groupe un peu à risque, mais être dans le groupe le plus à risque a été un coup de massue.

Une fois la nouvelle encaissée, je me suis dit qu’il fallait rationaliser et que pour nous c’était mieux d’entre être informé à ce stade que d’avoir une surprise à la naissance.

J’ai juste l’impression que quelqu’un avec une poupée vaudou s’acharne sur moi cette année.

Pour « positiver notre malheur », nous avons été reçu dès ce matin par une super doc qui nous a tout expliqué avec des schémas super clairs et qui était très humaine. On tape souvent sur les docs et le soignants, mais il y a quand même beaucoup de perles.

On part donc sur un DPNI qui a été fait dans la foulée et pour lequel nous aurons les résultats dans 15 jours.
C’est un test qui est fiable à 99,5% pour un résultat négatif et si par malchance il est positif, une amnio synthèse fiable à 100% sera réalisée dans la foulée et les résultats tomberont sous 48h.

Le DPNI évite les risques de fausse couche (qui sont de un peu moins de 1%), mais il faut attendre 15 jours pour les résultats versus 48 à 72h pour une amnio synthèse.

On a un peu hésité à faire une biopsie du throphoblaste (équivalent amnio synthèse, sûr à 100% également) car si les résultats sont mauvais, je serai à la limite pour une IMG par aspiration sous anesthésie générale et je devrais peut-être faire un accouchement par voie basse, mais de ce que j’ai compris, je serai juste sur la limite et je pourrais bénéficier d’une anesthésie générale.
Mais nous n’en sommes pas encore là.

Pour se rassurer, on se dit que 98% de chances que tout aille bien, c’est pas si mal. Par exemple, pour un taux de réussite au bac, c’est royal et pour plein d’autres trucs aussi.

Donc maintenant, c’est wait and see en espérant que le mec avec sa poupée vaudou n’a plus d’aiguilles en stock.