Archives pour la catégorie MILK

Les couches de la suite

Voici le volet tant attendu des suites de couches aussi connues sous le nom de la vieille dame en couches….
(Je vois que j’avais commencé ce post le 22 mars et que nous sommes le 12 avril, y a comme un souci au niveau de l’espace temps, j’ai l’impression que c’était hier)

Suite au vêlage royal, j’ai été conduite dans une chambre avec un vue plutôt sympa sur Paris. Par contre c’était toujours pas la grande forme avec une tension qui a mis un peu de temps à remonter et un anémie qui a nécessité une perfusion de fer. En même temps, j’avais pas dormi, ni vraiment mangé depuis 24h, j’avais accouché entre temps, ça me parait pas déconnant d’être un peu fatiguée. Heureusement, j’ai vite repris du poil de la bête.

Sinon comment parler des suites de couches, c’est ce moment où tu crois que c’est fini, tu te sens mieux et prête à rentrer à la maison bien qu’un peu fatiguée et tous les médecins, sage femmes, infirmières, puéricultrices, pédiatres du monde veulent saluer la reine et le royal baby. C’est un peu le défilé pas très reposant.
Accessoirement, tu as le ventre vide qui pendouille, tu fuites d’un peu partout et tu as envie qu’on t’oublie quelques heures (voire quelques jours ou quelques semaines).
Globalement, c’est pas très glam.

J’ai finalement pu sortir un jour plus tôt car à défaut de remonter mon fer n’avait pas baissé et ça faisait du bien de retrouver Starsky car avec ce vêlage en plusieurs étapes, ça faisait déjà 5 jours que j’étais à l’hôpital.

Petite anecdote, ma co-bureau qui m’avait tellement soutenue pendant mon parcours PMA pour avoir Starsky a accouché de son 2ème bébé, le même jour dans le même hôpital, on a donc pu se présenter nos jumeaux de naissance dès la naissance.
Et seconde anecdote, la pédiatre qui a ausculté Einstein avant sa sortie est ma voisine du dessous.
Finalement, j’aurais pu rester un peu plus, j’étais comme à la maison, la crèche pour garder Einstein la nuit en plus.

Sinon la suite de couches à la maison, c’est un peu comme à l’hôpital en moins bien car il faut s’occuper seule de son bébé et en mieux car on mange enfin des trucs identifiés.

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Mum of girls

Certes Einstein n’est pas encore parmi nous et peut encore nous faire des surprises, mais je suis a priori partie pour être la maman de deux petites filles.
Avec tout ce qui s’est dit en cette fin d’année sur #MeToo et #BalanceTonPorc, je me dis forcément qu’il faudra beaucoup de force et de caractères à mes filles pour faire face au monde qui les attend. Les choses évoluent, les gens commencent à prendre conscience des choses, mais tout ça évolue à la vitesse d’un escargot.

La question se pose alors pour nous, avec l’homme, de la manière dont nous pouvons au mieux accompagner Starsky aujourd’hui, et Einstein demain, dans leur éducation pour qu’elles puissent faire face à tout ça et deviennent des femmes fortes et libres d’être ce qu’elles souhaitent.

De manière générale, je suis assez contente de moi en matière d’éducation car je trouve Starsky parfaite à tous points de vue (oui je m’envoie des fleurs, mais marre de l’autoflagellation parentale car on a élevé la voix et que ce n’est pas bienveillant, c’est normal d’en avoir marre et de s’énerver).
OK, je la trouves peut-être un tout petit peu moins parfaite quand elle se roule par terre en hurlant dans un magasin, ou quand on doit discuter pendant des heures et négocier des choses, comme mettre autre chose qu’un pyjama pour sortir, mais de manière générale, je la trouves merveilleuse et je me dis qu’on doit quand même faire du bon boulot avec l’homme, même si c’est beaucoup à l’instinct et à la fameuse éducation approximative de Quatre Enfants.

Starsky est une petite dictateur fille qui a très confiance en elle, qui se met en avant et qui ne se laisse pas facilement démonter. On pourrait argumenter qu’elle a peut-être trop confiance en elle, mais je me dis que ce réservoir va forcément se vider au fil des années, et que plus il y a de confiance au départ, mieux ce sera pour plus tard.
Il y a cette vidéo sur la bande son de la vie d’une femme qui a circulé récemment et je la trouves très juste.

J’avais lu un article sur une étude qui montrait que c’est entre 5 et 6 ans que les filles commencent à se sentir moins brillantes que les garçons. Assez flippant que cette évolution de perception se fasse si jeune… Ma fille n’oublie JAMAIS que tu es un génie !

Du coup, on essaie de limiter les effets de l’extérieur sur Starsky, même si on sait bien que c’est perdu d’avance et que l’entrée à l’école en septembre prochain finira d’achever nos efforts.

On évite le total look rose à paillettes pour les fringues, même si parfois ça me fait plaisir de l’habiller en bonbon rose. Maintenant qu’elle marche, court et escalade et met un point d’honneur à s’habiller seule, on privilégie le confort et la facilité à enfiler.
On achète au maximum des jouets « neutres », on essaie de ne pas la limiter à des jeux d’imitation et d’imagination, mais d’ouvrir aussi sur des jeux de construction et de réflexion, même si c’est un bien grand mot à son âge (un puzzle de 9 pièces lui demande beaucoup de réflexion, et je vous raconte pas la construction d’un truc en lego).
Comme elle ne s’intéresse pas encore vraiment aux dessins animés, ça va, mais je sens qu’on va devoir se creuser les méninges pour les trouver des dessins animés de son âge qui mettent en scène des filles / femmes dans des rôles autres que princesse ou side-kick du vrai héros.

Bref, on sait qu’on a perdu d’avance, mais on tente quand même notre chance (c’est un peu comme une FIV, 25% de chance de succès, mais sur un malentendu, il y a parfois des miracles répétés).

En revanche, y a un truc qui m’énerve, ce sont les mums of boys revendiquées.
Je m’explique, il y a forcément des mamans d’un ou plusieurs garçons et je sais bien que je n’ai pas de garçon sous le coude et que je ne sais pas comment c’est d’élever un ou des garçons, mais de là à expliquer tout par le fait que ce sont des garçons, ça me gonfle. Alors évidemment, ce n’est pas une généralité, toutes les mamans de garçons ne sont pas comme ça, mais le nombre de fois où j’ai entendu ces deux phrases….
« Tu as de la chance les filles, c’est calme, je te dis pas moi avec mes garçons »… Alors non, ma fille est tout sauf calme, elle a un grand besoin de se dépenser et court et saute partout en permanence, c’est peut-être juste une question de caractère.
« Tu as de la chance, les filles c’est doux, moi c’est la bagarre tout le temps »… Alors non, ma fille tape et pousse volontiers toute personne placée entre elle et le toboggan, parfois elle se prend un coup en retour, mais ça n’a pas l’air de la déranger plus que ça, vu qu’elle réplique.
Après je sais bien que ça ne part pas d’une mauvaise intention et en vrai, j’ai aucune idée de la différence entre élever une fille et un garçon, mais je pense que tout ça, c’est avant tout une question de personnalité et de caractère de l’enfant plus que de zizi ou de zézette.

Récemment, Il y a eu un épisode qui m’a particulièrement gonflé. La maman d’un petit garçon du même âge que Starsky, qui ne l’élève pas particulièrement à l’ancienne ambiance « boys don’t cry », il a une poupée qui l’accompagne partout, une cuisine, une poussette…
Et ce petit garçon du même âge que Starsky a le même genre de crise de deuzans où il tape, pousse et crie (je trouves toujours ça rassurant de retrouver ces bons moments de parentalité chez les autres, je me sens moins seule avec mon cochon parfois hurlant).
Tout ça pour dire que ce petit garçon a tapé ma précieuse, pas violemment, juste une tape pour une sombre histoire de camion pompier à partager, Starsky n’a même pas relevé, trop occupée à tirer sur le-dit camion. Ma tendance non-interventionniste, ambiance je suis une dinde, je vais pas me lever tant qu’il n’y a pas de hurlement, n’aurait pas relevé. Mais la maman s’est levé et a dit à son petit mec « On ne tape pas les filles, les filles c’est fragile »…
Et en fait c’est cette phrase qui m’a vraiment énervée, d’autant plus qu’elle était prononcé devant ma fille. Déjà de mon point de vue personnel, le message à faire passer est « on ne tape personne » (sauf si c’est une pisseuse qui te pique ton seau ou un morveux qui t’empêche de faire du toboggan, maman saura tourner le dos et dire qu’elle n’a rien vu et que ce n’est pas ton genre si un parent bienveillant intervient). Mais surtout je n’ai pas envie que Starsky entende / intègre que les filles sont fragiles, je n’ai pas envie que le fait d’être une fille la définisse, j’ai envie qu’elle puisse avoir la possibilité d’être fragile ou forte.
J’espère évidemment et je pense que Sarsky n’a pas relevé trop occupée sur comment obtenir le camion de pompier pour elle toute seule, mais je trouves dommage que mes pseudo-efforts soient « ruinés » par une femme que ce soit dans le message qu’elle fait passer à son fils sur les fille et dans le message reçu par ma fille (de toutes façons, c’est toujours la faute de la mère, allez un peu d’autoflagellation pour la route).
Finalement l’éducation et la confiance qu’auront nos filles plus tard passent aussi par l’éducation des garçons. Il y avait un article intéressant à ce sujet dans le Huff Post que je vous laisse lire si ça vous tente.

Tout ce post est un peu brouillon je veux bien l’admettre, mais c’est peut-être pour exprimer mon angoisse sur le fait qu’avec mes deux filles, je ne pourrais pas expérimenter l’éducation approximative d’un garçon modèle…

Sinon il parait que c’est la saison des voeux alors je vous souhaite une excellente année 2018, pleine de bonnes surprises et d’aventures !

I’m ready for my close up

Certes Starsky vient à peine de souffler ses 2 bougies, mais nous sommes déjà dans les dossiers d’inscription à l’école et ces braves gens nous demandent une photo…
Ne me demandez pas à quoi sert la photo pour l’inscription, pardon la pré-inscription, en maternelle, je n’avais pas compris que c’était un concours de mini miss.

Je tente donc ma chance de bon matin avec mon iphone, en me disant le matin, elle sera fraîche au réveil et normalement, elle sera encore propre et présentable.
Je lève donc mon génie l’endimanche et la positionne devant une porte blanche pour le fond neutre.
Echec cuisant, elle a les yeux éclatés, refuse de retirer sa tetine et d’éloigner son doudou et on a un gros problème de crédibilité avec la photo où elle dit ouistiti avec sa tétine.

Je retente ma chance après le petit-déjeuner, meilleure mine, la tétine est partie ainsi que son doudou, ça fait pas pro, mais c’est passable en recadrant les bras levés de joie au cri de ouistiti.

Mais bon je ne suis pas encore super satisfaite et je me dis soyons fous, faisons un photomaton.

Après la sieste, mon génie est souriant, de bonne humeur et en pleine forme je l’emmène donc au photomaton du monop.

Nous commençons par un petit incident sur le trajet. Starsky est en plein apprentissage de la propreté et s’arrête net sur le trottoir au cri de « pipi ! »… Je lui explique qu’elle a une couche, elle insiste, non pipi dans le pot, il n’y a pas de pot dans la rue ma chérie, tu peux faire pipi dans ta couche, non pipi dans le pot… Bref, j’avais un gâteau dans ma poche qui a permis de détourner l’attention et nous voilà reparties.

Arrivées au photomaton, 1ère difficulté, la taille de Starsky.
En effet le siège n’est pas réglable en hauteur et assise, sa tête est toujours loin du cadre, donc à moins de vouloir fournir le haut de ses cheveux dans le dossier d’inscription, il faut mettre la demoiselle debout.
Elle a peur, crise de larmes, on dégaine une petite voiture, finalement ça va mais je dois absolument lui donner la main. Sauf que si je lui donne la main en étant à côté d’elle, j’ai l’honneur d’être dans le cadre.
Je me mets donc accroupie devant elle et lui donne la main.
Starsky fait donc de grands sourires dans ma direction, par terre donc.
Je fais les marionnettes avec ma main au niveau de l’appareil pour essayer d’attirer le regard dans la bonne direction, Starsky fait aussi les marionnettes car c’est trop rigolo.
(Au moins elle a retrouvé le sourire)

A cet instant, nous avons la photo bourrée avec sa tétine au réveil, la photo qui pourrait passer en recadrant très serré pour cacher les bras levés, la photo où elle regarde par terre, la photo où elle fait les marionnettes.
J’ai eu un moment de doute parental, comment font les autres parents pour faire cette f*ucking photo de dossier d’inscription avec un enfant de 2 ans ??

Surtout que photmaton te propose 2 options : la photo qui est conforme pour les documents officiels et que tu peux choisir uniquement si elle est considérée comme conforme par le logiciel, mais autant te dire qu’avec une deux ans qui dit ouistiti, aucune photo n’est conforme et que tu peux la refaire à l’infini et la photo « fun » qui n’est pas conforme, mais qui te propose 4 poses que tu ne choisis pas…

Finalement, par je ne sais quel miracle, nous avons obtenu 3 photos sur 4 de correctes pour le dossier d’inscription.
Gros problème, je trouves mon génie objectivement sublime sur ces photos et j’ai pas trop envie de les donner à l’école, mais plutôt de les garder précieusement pour moi…

Morale de l’histoire, pour les prochaines photos, nous irons chez un photographe, histoire que mon génie puisse s’exprimer à la hauteur de son talent face à l’appareil avec un photographe qui aura plus de répondant qu’un vulgaire photomaton.
(et accessoirement, je pourrais demander des tirages supplémentaires pour la MILK que je suis devenue)

 

 

 

 

Les Instakids

Depuis ma grossesse (il y a plus de deux ans maintenant…), je me suis encore plus passionnée qu’avant pour Instagram. Je crois que je peux passer des heures à découvrir de nouveaux comptes, de nouveaux univers. Bref c’est mon gros kif Instagram.

Avec l’arrivée de Starsky, je me suis évidemment passionnée pour tout ce qui était déco de la chambre de bébé et puériculture, sauf qu’en vrai quand ton bébé a un an, ben tu ne refais pas la chambre et tu arrêtes d’acheter des trucs dont l’utilité est discutable, non ce qui t’intéresse vraiment, c’est les fringues, d’autant plus quand tu as une fille.
Bon j’imagine que c’est comme la puériculture, ça évolue avec le temps et le jour où ta fille ne veut plus porter que des t-shirts de la reine des neiges, bizarrement tu arrêtes de faire mal à regarder des comptes d’enfants trop bien lookés et tu vas chez H&M acheter l’horreur comme tout le monde.
Heureusement, pour l’instant, je peux continuer à me faire plaisir et à jouer à la poupée.

Comme pour les blogs, il y a plein de comptes différents, des comptes très esthétiques où tu te demandes comment ils font pour vivre sans un jouet affreux qui traîne dans une espèce de photo de mode limite en mieux (je suis jalouse, croyez pas que je critique), il y a des compte plus proches de la vraie vie tout en restant jolis, il y a des comptes plus perso où les gens racontent une tranche de vie sans le côté esthétique et évidemment, il y en a des très cadals avec plein de vêtements offerts, des codes promos et où limite tu te demande si l’enfant n’est pas en fait un porte-manteau.

Et l’autre jour, je me suis demandé, mais où va l’argent de ces porte-manteaux enfants ?

Bah oui, car quand c’est un produit offert que la maman fait porter à son enfant, on va dire qu’il n’y a pas de transaction financière donc, c’est juste un vêtement qui lui a plu et que son enfant porte et qu’elle tague la marque pour la remercier du cadal.
Mais on ne va pas se voiler la face, la plupart des marques ne se contentent plus d’envoyer des produits et sont souvent « obligées » de rémunérer un post, seule une apparition dans la story est gratuite de nos jours ma bonne dame.

Du coup, je me suis demandé si l’argent versé par la marque allait à la maman ou à l’enfant….
Quand un enfant pose dans une campagne de pub, l’argent est bloqué sur un compte jusqu’à ses 18 ans, ce qui me semble logique vu que c’est lui qui a bossé.
Mais est-ce le cas avec Instagram ? Quelle est la limite entre le compte personnel et le compte qui se professionnalise avec de plus en plus de contenu sponsorisé, qui est rémunéré, la maman pour la mise en scène jolie et la photo ou l’enfant qui est mannequin ou les deux….Vous avez 3 heures !
Et pour ceux dont la mère était influenceuse avant leur naissance et qui ont pu bénéficier de rémunération pour faire porter des fringues à leur enfant grâce à cette influence (que l’enfant n’aurais jamais eu sans le travail de sa mère avant sa naissance)… ben bonne chance pour les calculs, je veux pas être là.

Bref tout ça pour dire que je kiffe les enfants d’Instagram, payés ou pas.

Mais comme vous le savez peut-être, l’homme m’interdit d’exploiter l’image de Starsky (même sans être payé), du coup, je suis frustrée…
Pour réparer ça, j’ai créé un compte où je mets toutes les tenues que je fait porter ou que j’aimerai faire porter à Starsky.
Forcément, c’est moins bien mais ça me fait plaisir de créer cette garde robe virtuelle.

C’est un ersatz d’Instakid, mais c’est mon petit plaisir perso.

Happy Friday !

 

Les tout-petits bébés

Voilà, c’est toujours pareil, on n’est jamais satisfait de ce qu’on a la chance d’avoir.

On a la chance d’avoir Starsky qui est de plus en plus merveilleuse et de plus en plus un génie (je vous dis pas comment je me retiens d’écrire des articles dégoulinants), mais on se dit que maintenant on voudrait vraiment un petit deuxième.
Avant, on essayait car on sait qu’on met un peu longtemps à procréer mais sans se sentir vraiment prêts, alors que là maintenant, on se sent vraiment prêts et on en a vraiment envie.

Pas tellement qu’on ait une passion grossesse (c’est pas vraiment mon truc), ni une passion accouchement (c’est encore moins mon truc), ni une passion couches et nuits blanches, mais on se rend compte que c’est quand même chouette d’avoir un frère ou une sœur dans la vie.
C’est quelqu’un à qui on a partagé tellement de choses durant l’enfance, qu’on peut tout se dire sans fioriture et même si à l’âge adulte les relations sont parfois plus distantes, je trouve que c’est vraiment chouette d’avoir un frère ou une sœur.

Récemment nous avons croisé plusieurs tout-petits bébés.
En effet, notre co-famille de garde partagée a eu un deuxième enfant et tous les soirs, on voit arriver ce  tout petit bébé endormi, tout mignon et ça fait bien envie (en plus il vient à l’heure de sa sieste, donc on a vraiment l’image d’Epinal du nourrisson).
Toujours du fait de cette naissance, notre co-famille déménage et nous sommes à la recherche d’une nouvelle co-famille et nous en avons rencontré une potentielle dont le bébé a 3 semaines…
Bref en ce moment on vit le cauchemar de la pmette, on est cerné par les nouveaux-nés et je vous raconte pas la PB du boulot qui a le bola qui carillonne dans les couloirs et fait une gender reveal party pour de vrai avec les collègues…

Tout ça pour dire qu’on se rend compte que Starsky n’est plus vraiment un tout-petit bébé et que ça nous dirait quand même bien un peu d’avoir un poupon à câliner.

Et aussi Starsky est complètement fascinée par les petits bébés, elle saute sur leur poussette, leur apporte des jouets et leur envoie des bisous. Forcément, on est fondance quand on voit ça. Et on se dit que ce serait quand même chouette d’avoir nos 2 bébés qui jouent ensemble.

Sauf que, retour à la réalité, mes ovaires sont toujours moisis, je n’ai pas gertrudé en vacances (ni depuis 2 ans alors que je ne prends aucune contraception) et qu’on a 3 blastos qui nous attendent mais qu’on n’est pas vraiment certains qu’ils s’accrochent 9 mois (cf FC de début d’année).
J’ai conscience que c’est un problème de riche, mais j’aimerai vraiment que Strasky ne soit pas une enfant unique et ait la chance de grandir au sein d’une fratrie…

Je reste zen sur ce transfert, mais j’aimerai vraiment qu’il marche.
Et je me dis que s’il ne marche pas, il nous reste 2 autres chances et si aucun blasto ne s’accroche, il nous reste 3 ponctions remboursées, et si aucune de ces 4 FIV nous offre un bébé, Strasky sera la pire sale gosse meilleure princesse de la terre et qu’on la kiffera tout autant, si ce n’est plus.

J1 est arrivé ce matin en fanfare, je suis dans les starting blocks du provames et j’attends la date de mon premier contrôle pour le transfert avec un test de grossesse prévu juste avant le 14 juillet si pas de couille dans le potage.

On y croit !

Genre !

Alors je ne sais pas si c’est parce que Starsky est une fille ou parce que je me reconnais bien dans la « charge mentale » d’Emma partagée par Compoteen, mais je me pose beaucoup de questions sur la question des genres pour son éducation.

J’avais tendance à croire que c’était un peu « un faux problème » les hommes participant de plus en plus aux taches ménagères et à l’éducation des enfants et que les luttes féministes devaient avant tout s’orienter sur les problématiques d’égalité des salaires en passant notamment par un congé paternité obligatoire de la même durée que le congé maternité afin qu’aucun parent ne soit plus ou moins pénalisé par l’arrivée d’un enfant et puisse par la même occasion créer les mêmes liens de qualité avec l’enfant.

Sauf qu’avec l’arrivée de Starsky, je me suis rendue compte qu’on appliquait plus ou moins consciemment beaucoup de stéréotypes que ce soit dans nos comportements que dans les jouets que nous lui proposons.

Comme elle est petite et n’a pas encore l’influence de ses paires (pas de reine des neiges chez nous pour l’instant), j’essaie au maximum de lui proposer des jeux et des lectures « gender neutral » (je crois qu’on dit neutre de genre en français, mais j’ai l’impression de ne jamais l’avoir entendu…) afin de lui laisser libre de choisir qui elle veut être, les activités qui l’intéressent et qu’elle ne se sente pas limiter par le fait qu’elle est une fille. J’ai envie de lui ouvrir au maximum le champs des possibles. Que si le foot est sa passion, elle ne se dise pas que c’est pour les garçons (bon en vrai je rêve de la voir dans un tutu, mais j’essaie très fort de ne pas faire de projection).

Sauf que dans les magasins de jouets, tout est genré dès le plus jeune âge avec par exemple les tut tut bolides (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des jouets infernaux qui roulent et chantent à tue-tête des mélodies que les enfants adorent). Tu as d’un côté la princesse le cul posé dans son carrosse et de l’autre le chevalier qui part à l’aventure sur son fidèle destrier…

du coup, tu te rabats sur les animaux et même là, tu as la version bien rose fifille qui est proposée…c’est la version « coquette » car comme chacun sait, on est très coquette à 11 mois !

J’ai pris l’exemple des tut tut bolides, mais il y a ça avec à peu près tous les jouets, le docteur normal et le docteur rose (souvent décliné en vétérinaire avec un chiot trop mignon), les legos normaux et les legos roses avec des princesses et des fleurettes, etc….

Sur les jeux d’imitation, version poupées, dinette and co, la plupart sont très rose et il faut souvent chercher un peu pour trouver des versions neutres, mais j’ai l’impression que des progrès ont été faits car il y a de plus en plus de versions multicolores.

Au delà des couleurs, j’essaie aussi de favoriser des jouets de construction, de « reflexion » même si à cet âge c’est assez limité. On débute seulement les puzzles, les legos et le memory.
Cet article dans Slate résume bien la problématique.

Les jouets «de filles», par ailleurs souvent plus coûteux, suggèrent qu’on attend des filles qu’elles soignent la sphère domestique (jeux d’imitation, de ménage, de dînette), les enfants (poupées en tous genre), ainsi que leur apparence physique (robes de princesses, jeux de maquillage/coiffure, bijoux et autres apparats). Les garçons héritent plutôt des jeux d’aventure, de construction et d’exploration, ainsi que de la tâche de sauver le monde (superhéros, policiers, pompiers). Bref, il ne s’agit pas exactement d’une répartition équitable, les opportunités ludiques offertes étant à la fois plus nombreuses et plus valorisantes pour les garçons.

donc on essaie de proposer tous les types de jeux. Pour l’instant le garage plait autant que la dînette et elle adore les pompiers, mais aussi sa poupée.

Pareil pour les livres, pas de livres de princesse chez nous (sauf un qu’on nous a offert et qu’elle adore… no comment, on ouvre les possibles et on la laisse choisir).
Mais pour les livres, je trouve que c’est moins limité que pour les jouets, il y a vraiment plein de sujets variés pour les imagiers, les thèmes du quotidien, etc… Dans certains livres l’adulte est représenté de manière neutre, on ne sait pas si c’est un homme ou une femme, mais malgré tout, bien souvent, on a encore maman qui fait à manger et qui soigne les bobos…

Mais les jouets et les livres ne sont qu’une partie des projections et des stéréotypes qu’on transmet à nos enfants.

Je me rends compte que sans faire attention, il y a beaucoup de choses que je prends en charge la concernant comme préparer son sac de goûter + change quand on sort, sa valise pour les vacances, l’organisation en l’absence de nounou, booker la babysitter, etc… Je ne dis pas que l’homme ne participe pas car il fait beaucoup de choses par ailleurs donc je ne m’occupe pas, vider et remplir le lave vaisselle, les poubelles et les impôts, c’est pas mon truc. Mais je me demande si elle se rend compte de cela, car elle nous observe très attentivement pour nous imiter c’est certain et elle est souvent couchée quand l’homme entre en action.

Autre exemple plus ou moins conscient, l’homme doit souvent partir tôt pour une journée de déplacement et pour mon organisation du matin, j’installe Starsky à côté de moi dans la salle de bain quand je me maquille (ça me permet d’être sûre qu’elle n’escalade pas la fenêtre pendant que je suis occupée) du coup le rouge à lèvres et le mascara n’ont plus de secret pour elle… Et forcément je culpabilise un peu, même si je sais que ce n’est qu’un jeu d’imitation et qu’un petit garçon ferait pareil. Je me demande parfois si je laisserai un petit garçon faire semblant de se mettre du blush, je pense que oui, mais en suis-je vraiment certaine ? Du coup, prise de culpabilité, je lui refile sa brosse à dent, mais elle préfère clairement le pinceau de blush.

J’ai un peu peur du moment où elle sera confrontée à ses paires avec l’école et où elle regardera les dessins animés, mais chaque chose en son temps.
Et comme je ne suis pas à une contradiction près, Starsky est souvent habillée en fille-fille. J’essaie de limiter un peu le rose et de toujours privilégier le confort, mais c’est trop mignon les petites tenues pour les mini meufs.

Et chez vous, c’est comment ?

Bonne semaine !

 

Dans la catégorie, j’ai lu pour vous

Après le Filliozat, passons à un sujet littéraire moins polémique (normalement), celui des livres pour les 0-2 ans. J’imagine que comme beaucoup de parents, je ne savais pas trop à partir de quel âge, ni quel livre choisir, donc voilà un résumé de notre petite expérience.
(Je suis preneuse de tous les livres qui ont marché chez vous à 20 mois et plus!)

Les livres sonores
Ces livres ont été les premiers livres à vraiment attirer l’attention de Starsky vers 6 mois environ. J’ai l’impression qu’avant les petits aiment surtout manipuler l’objet, plus que « lire » et il vaut mieux des livres à toucher avec des matières et des textures différentes, notre préféré était celui là.
Les livres sonores marchent toujours aujourd’hui avec la miss qui appuie sur les boutons et s’essaye au chant. On en a une tripotée. Il y a tous les styles sur les bruits d’animaux, sur les couleurs, sur la musique, les comptines, le vocabulaire, etc… Voici ceux qui marchent le mieux chez nous ou qui me cassent le moins les oreilles, on va dire:
La ferme (un must, mais dis moi comment fait le cochon ???), Mes premières chansons (il en a du chagrin ce pauvre lapin), Mes premiers airs de rock (pour taper du pied en rythme ou pas), Mes premiers airs d’opera (pour chercher où se cache la souris verte, private joke entre Strasky et moi), Mes musique classiques (très bien pour le soir), Mes berceuses en musique classique (très bien aussi pour le soir, si avec tout ça c’est pas un Mozart mon génie…), Mes premières chansons de princes et princesses (celui-là me casse la tête mais est apprécié), Comptines des animaux rigolos (ça change des classiques et c’est plutôt sympa), Mes comptines du monde (pareil, ça change des classiques et on a l’impression d’avoir un génie qui parle plein de langues étrangères).

Petit Ours Brun
Alors autant Tchoupi ou Bébé Balthazar sentent mauvais et sont indignes de mon génie, autant Petit Ours Brun (POB pour les intimes) a la côte. C’est pourtant le même principe avec une histoire très basique du quotidien de l’enfant en quelques pages, mais seul POB est accepté et lu et relu avec une préférence pour le manège, le téléphone de maman et le pot.

Le yoga des petits
Celui là, je l’ai pris en rigolant doucement intérieurement à la bibliothèque. Et bien c’est un carton plein. Alors je pense qu’il n’a de yoga que le titre, mais il est pas mal fait avec chaque pose qui est associée à un animal et comme Starsky est fan des animaux en ce moment et qu’elle est trop contente de faire les poses avec moi, le livre est réclamé matin, midi et soir.
Animaux + Faire comme maman = Encore ! Du coup on l’a acheté.

Circulez!
Encore une trouvaille de la bibliothèque. Pareil je n’y croyais pas trop, mais Starsky l’avait mis sur notre pile (sûrement le goût des belles choses avec ce magnifique jaune canari en couverture). Le design est assez surprenant, tout est très stylisé et j’avais peur que Starsky ne reconnaisse pas les objets, mais comme c’est un génie, elle reconnait tout bien et adore montrer les différents véhicules qu’elle croise au quotidien, la police, le vélo, le bus, le bateau, etc…


Où est Spot mon petit chien
C’est un classique que j’avais petite et je l’avais acheté en anglais pour initier Starsky à la langue de Shakespeare (oui, j’ai cru qu’elle allait lire à 1 an…). Si on fait abstraction du fait que je lui lis en français, elle adore soulever les languettes et dire « non » depuis un bon moment et maintenant nos séance de lectures évoluent avec le fait qu’elle dit « non, pas là » et nomme les animaux cachés derrière les languettes. C’est un livre qui marche bien depuis un bon moment et j’ai l’impression qu’il va durer.

Tous les bisous
Ce livre cartonne le soir en mode câlins / bisous, il y a le « bisous qui pique » avec la barbe, le « bisous glou glou » du poisson, etc… et il a la bonne idée de se finir par un « bisou dodo » qui fait une transition subtile avec le lit (ils sont forts les auteurs).
Il marche moins bien quand c’est l’homme qui le lit car il ne fait pas le bisou chien avec la langue alors que la base de ce livre c’est de mimer chacun des bisous.

Best Word Book Ever
C’est un cadeau d’une amie américaine, d’où l’anglais, j’ai pas refait le coup de Spot 2 fois de suite. Ce livre a 50 ans et n’a pas pris une ride enfin si, je sais pas comment elle arrive à reconnaître la télé, mais Starsky le kiffe grave. J’ai le souvenir de l’avoir eu petite, donc une version française doit exister mais je ne l’ai pas trouvée sur Amazon.  En ce moment, c’est son imagier préféré, je pense que le grand format du livre et le fait que les objets soient mis en scène facilite la lecture pour les moins de 2 ans. Nous avons aussi l’imagier du père castor, mais seuls certains chapitres sont accessibles pour Starsky car on n’est pas encore complètement au point sur la nuance entre une basket et une sandale pour l’instant ce sont des chaussures et c’est déjà très bien.


Le livre des bruits
Il nous a été conseillé par des amis qui ont un fils plus vieux de quelques mois que Starsky et c’est un vrai bonheur de le lire avec elle qui fait chacun des bruits et tourne les pages pour trouver un bruit en particulier qui lui plait (Boum et Tut Tut pour ne pas les citer).

Voilà nos succès littéraires de bac à sable et notre remise des grands prix du morveux qui lit.

Sinon dans les autres succès, c’est l’achat de cette bibliothèque qui présente l’avantage d’être sur roues et donc de pouvoir être déplacée de la chambre au salon, mais aussi de pouvoir servir de trotteur avant l’acquisition de la marche (le poids des livres sert de frein intégré). Elle a aussi l’avantage d’être à hauteur de bébé afin de laisser le génie choisir les livres qu’elle souhaite lire. En vrai on joue aussi beaucoup aux déménageurs en sortant et rangeant les livres, c’est vraiment multi-usages.


Sur ce, Happy Friday !
(perso, je bosse pas, c’est la teuf !)