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Le corps d’après

Maintenant que j’ai fini mon parcours PMA, que j’ai fini mes deux grossesses, je peux parler de mon corps d’après.

En ce moment, il y a une tendance au « body positive » qui encourage les femmes à assumer leur corps tel qu’il est, à le monter et je trouves ça génial de s’assumer, mais personnellement sans vouloir ressembler à Kate Moss, j’aurais du mal à afficher ma cellulite et mes vergetures sur Instagram dans un magnifique 2 pièces.
Il me manque encore un peu de force mentale pour y arriver (même si je rêverai dépasser les clichés véhiculés sur la femme et le corps « idéal » dans lesquels on nous enferme).

Pendant le parcours PMA, j’ai fait le yoyo au fil des traitements hormonaux, mais si je dois être tout à fait honnête, je gonflais durant les traitements et je dégonflais dès qu’ils s’arrêtaient, donc je ne peux pas dire que la PMA a influé sur mon physique. Peut-être plus de grignotage durant certaines période de stress, moins de sport pas du tout de sport après les transferts, mais rien qui ne serait pas arrivé pour d’autres raisons.

Concernant les grossesses, j’ai « eu de la chance » car je n’ai pas trop pris, autour de 12-13kg pour chacune (OK, c’est pas les 9kg réglementaires, mais ça reste tout à fait correct de mon point de vue quand je compare à certaines copines qui ont pris 20kg ou plus et je connais personne qui a pris seulement les 9kg réglementaires).
Une fois le bébé et ses accessoires sortis et le dégonflage hormonal opéré, il me reste 3kg à éliminer, autant dire rien. Puis 3kg en plus à presque 40 ans, ça compte pas vraiment. Je vous ai dit, je vise pas Kate Moss non plus.

Mon souci, c’est plutôt le ventre qui pendouille et qui a du mal à se remettre en place malgré les séances de rééducation abdominales.
Pour Starsky, j’ai mis 3 mois à pouvoir fermer un jean d’avant, 6 mois à retrouver une forme de ventre « ballonné » et quasiment un an avant de retrouver un ventre certes moins ferme, mais plus conforme à celui d’avant.
Pour Einstein, j’ai décidé de prendre un peu plus les choses en main en tentant des trucs et en me disant qu’au pire ça ne servirait à rien. J’ai donc testé pour vous, ne pas essayer de mettre un jean normal avant un mois, la ceinture Belly Bandit et le yoga post natal.
Bilan après un mois, c’est beaucoup mieux que pour Starsky.
Moralement de m’être imposé de porter mes jean de grossesse pendant un mois sans même essayer les jeans normaux m’a évité des déconvenues.
La ceinture Belly Bandit ne fait pas de miracle, mais donne l’illusion d’avoir un ventre comme avant les heures où on la porte et c’est déjà bon pour le moral (en plus c’est pratique avec les jeans de grossesse, on la place sur le panneau en coton et ça évite le contact avec la peau). Et c’est probablement dans ma tête mais j’ai l’impression qu’elle a pas mal aidé à replacer le dos en m’obligeant à me tenir droite et que de fait, ça a fait un peu bosser les abdos en douceur (méthode coué).
Et le yoga post natal qu’on peut démarrer avant la rééducation du périnée fait pas mal bosser les abdos profonds et même si ça change pas la silhouette. Surtout, ça fait du bien de se prévoir avant l’accouchement un moment pour soi après l’accouchement. En gros, je suis pas certaines de l’effet sur le ventre qui pend, mais j’apprécie vraiment cette heure pour moi au calme sans sollicitation du bébé. C’était une de mes « erreurs » après l’accouchement de Starsky de ne pas me prévoir des moments pour moi, cette fois, j’ai pas hésité et tout panifié avant histoire de ne pas me laisser déborder après.
Résultat après un mois, j’ai pas encore le ventre plat, mais ça se rapproche et je rentre dans mes jeans.
J’ai aussi eu beaucoup plus de contractions que pour Starsky dans les jours qui ont suivi l’accouchement et je pense que ça a joué. J’ai découvert récemment que ces contractions post vêlage portaient la charmante appellation de tranchées… tout un programme.

Côté vergetures, j’appréhendais un peu car j’avais eu quelques vergetures au niveau des genoux et des hanches à l’adolescence.
J’ai donc tartiner religieusement chaque jour l’ensemble de mon corps d’huile anti-vergeture, puis de baume hydratant ultra riche (oui, huile + crème matin et soir, faut ce qu’il faut).
Et j’ai gagné une vergeture de chaque côté au niveau des hanches, mais elles restent discrètes (elles sont sous le maillot donc facile à masquer à la plage) et encore une fois, je vise pas Kate Moss.

Certes je n’ai pas retrouvé mon corps de jeune fille, mais je suis contente de mon corps d’après. Il ne finira pas exposé sur Instagram avec le hashtag #BodyPositive, mais on n’est pas fâché pour autant.

Sept ans après l’arrêt de la pilule, je suis bien contente de refermer le livre de la PMA (en ayant l’immense chance de ressortir avec ma famille au complet) et de laisser mon corps un peu tranquille. Car, il restera toujours ce qui ne se voit pas, les piqûres, les moments de tristesse, les bleus au ventre et au bras et une quantité astronomique d’hormones ingérées qui je l’espère n’auront pas de répercutions sur ma santé et celle de mes royal babies dans le futur.

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Le décompte

Voilà cette grossesse qui devait se terminer à la fin du mois, va finalement se terminer plus tôt que prévue.
Einstein confirmant son statut de gambas, à l’opposé de sa crevette de grande soeur, et étant estimée autour de 5 kg au terme, on va avancer sa venue…
Certes ce ne sont que des estimations, mais je vois bien que mon ventre a la même taille aujourd’hui qu’au terme de Starsky, donc je me dis que la gambas doit bien manger.

Mon accouchement va donc être déclenché cette semaine.

Je suis à la fois excitée que cette grossesse se termine (grâce à 6 jours au labo et 3 semaines de gratter sur la fin, j’ai gagné un mois de grossesse ! youhou !) et j’appréhende un peu le déclenchement car on lit un peu tout à ce sujet sur l’internet et pas mal de trucs pas très positifs, du genre accouchement qui dure des jours, contractions très douloureuses et surtout méga épisio ou césarienne pour clore le tout. A côté de ça, y a aussi des femmes pour qui tout s’est très bien déroulé.
Comme dit l’homme, du toutes façons ça peut pas être pire que ton 1er accouchement. A confirmer…

A moins d’une surprise et d’un travail qui se lance naturellement (j’y crois pas trop vu que j’ai eu péniblement 1h30 de contractions depuis le début de cette grossesse), je connais la date de naissance d’Einstein à 2 jours près (j’ai décidé que mon accouchement ne pouvait décemment pas durer plus de 2 jours, si le vôtre a été déclenché et a duré 3 jours, merci de ne pas commenter).

Tout est prêt et organisé, c’est l’avantage de connaître la date, maintenant y a plus qu’à comme on dit !

Projet de naissance ?

Wesh, j’avais craché sur le projet de naissance pour la naissance de Starsky et finalement je reviens sur mon point de vue. Y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Globalement, pour éviter d’avoir à relire le blog, je trouvais les projets de naissance un peu prétentieux et inutiles dans le sens où on ne peut pas prévoir comment va se dérouler son accouchement.

Mon accouchement ayant été comme prévu plein d’imprévus, changement d’hôpital en ambulance, pas de péridurale (enfin une péridurale qui n’a pas fonctionné) alors que tout mon projet était de ne pas avoir mal, limite de ne pas être là… et finalement on ne m’a pas proposé de faire du peau à peau alors que c’était proposé systématiquement dans l’hôpital où j’aurais dû accoucher. C’est bête, avec la fatigue, la douleur et l’émotion je n’ai pas pensé à le demander. Du coup, je me dis que si j’avais eu un projet de naissance écrit, le message serait passé.

Bref, je continue à trouver qu’un projet de naissance fait un peu prétentieux, surtout le terme projet, c’est pas un plan quinquennal non plus, mais j’adhère à l’idée d’exprimer ses souhaits par écrit afin de ne rien oublier sur le moment et de communiquer l’ensemble de nos souhaits à l’équipe qui sera en charge de l’accouchement. Libre à eux de les adapter en fonction de la situation médicale. En effet écrire je ne veux pas de césarienne peut sembler parfois compliquer à respecter.

C’était mon idée de base et je me grattais un peu la tête sur la forme, car je trouve le côté bullet points, un peu froid et directif et comme vous l’avez compris je voulais pas écrire un roman non plus…
Et là où j’ai été agréablement surprise, c’est lors de ma dernière consultation la gynéco qui me suit qui me demande comment je souhaite accoucher, le rôle du papa et si je souhaite allaiter afin de la noter dans mon dossier pour l’équipe qui se chargera de mon accouchement. La voilà, la forme parfaite !
Je lui explique mon souhait de pouvoir rester mobile et sans péridurale tant que je supporte la douleur (j’avais vraiment souffert de devoir rester allongée sur le dos alors que la péridurale ne marchait pas et que tout mon corps voulait se verticaliser pour encaisser la douleur justement), mais d’avoir la péridurale dès que je ne tiens plus car je sais d’expérience que je ne tiendrai pas jusqu’au bout.
Elle me parle de la salle nature que j’avais déjà abordée avec la SF qui me fait les cours de préparation à l’accouchement et me confirme que je peux commencer le travail dans cette salle avec une baignoire, un ballon et un monito en wifi qui permet de se balader librement et avoir la péridurale quand je le souhaite.

Je pensais que la salle nature était réservée à celles qui souhaitaient accoucher naturellement sans péridurale, mais en fait aucun problème pour avoir accès à cette salle tout en sachant que l’on souhaite une péridurale. C’est donc cette option qui est notée dans mon dossier ainsi que le fait que je ne souhaite pas allaiter (aucun jugement de sa part sur ce point et ça fait du bien de ne pas entendre que je ne veux pas le meilleur pour mon bébé….).

De manière générale, je suis très contente de mon suivi à Port Royal pour cette grossesse par rapport à la première à Trousseau. Je suis suivie par la même doc depuis le début et elle est super à l’écoute, très claire et à l’heure alors que je changeais toujours de doc ou de sage femmme à chaque consultation pour ma 1ère grossesse et j’attendais souvent une heure ou deux. Je me sens mieux suivie avec la même doc à chaque fois, on se connait, elle sait comment se déroule la grossesse, je trouve nos échanges plus constructifs.
J’avais rencontré une autre doc lors de notre passage au diagnostic anténatal avec la suspicion de trisomie et je l’avais trouvé super humainement également.

Einstein se porte bien très bien même a priori vu que ce serait un mammouth au dessus du 97ème percentile. On nous a rajouté une écho la semaine prochaine pour vérifier sa croissance et envisager un éventuel déclenchement, affaire à suivre donc.

Maintenant, j’attends de voir comment va se dérouler le vêlage et quelles surprises il nous réserve…

Mum of girls

Certes Einstein n’est pas encore parmi nous et peut encore nous faire des surprises, mais je suis a priori partie pour être la maman de deux petites filles.
Avec tout ce qui s’est dit en cette fin d’année sur #MeToo et #BalanceTonPorc, je me dis forcément qu’il faudra beaucoup de force et de caractères à mes filles pour faire face au monde qui les attend. Les choses évoluent, les gens commencent à prendre conscience des choses, mais tout ça évolue à la vitesse d’un escargot.

La question se pose alors pour nous, avec l’homme, de la manière dont nous pouvons au mieux accompagner Starsky aujourd’hui, et Einstein demain, dans leur éducation pour qu’elles puissent faire face à tout ça et deviennent des femmes fortes et libres d’être ce qu’elles souhaitent.

De manière générale, je suis assez contente de moi en matière d’éducation car je trouve Starsky parfaite à tous points de vue (oui je m’envoie des fleurs, mais marre de l’autoflagellation parentale car on a élevé la voix et que ce n’est pas bienveillant, c’est normal d’en avoir marre et de s’énerver).
OK, je la trouves peut-être un tout petit peu moins parfaite quand elle se roule par terre en hurlant dans un magasin, ou quand on doit discuter pendant des heures et négocier des choses, comme mettre autre chose qu’un pyjama pour sortir, mais de manière générale, je la trouves merveilleuse et je me dis qu’on doit quand même faire du bon boulot avec l’homme, même si c’est beaucoup à l’instinct et à la fameuse éducation approximative de Quatre Enfants.

Starsky est une petite dictateur fille qui a très confiance en elle, qui se met en avant et qui ne se laisse pas facilement démonter. On pourrait argumenter qu’elle a peut-être trop confiance en elle, mais je me dis que ce réservoir va forcément se vider au fil des années, et que plus il y a de confiance au départ, mieux ce sera pour plus tard.
Il y a cette vidéo sur la bande son de la vie d’une femme qui a circulé récemment et je la trouves très juste.

J’avais lu un article sur une étude qui montrait que c’est entre 5 et 6 ans que les filles commencent à se sentir moins brillantes que les garçons. Assez flippant que cette évolution de perception se fasse si jeune… Ma fille n’oublie JAMAIS que tu es un génie !

Du coup, on essaie de limiter les effets de l’extérieur sur Starsky, même si on sait bien que c’est perdu d’avance et que l’entrée à l’école en septembre prochain finira d’achever nos efforts.

On évite le total look rose à paillettes pour les fringues, même si parfois ça me fait plaisir de l’habiller en bonbon rose. Maintenant qu’elle marche, court et escalade et met un point d’honneur à s’habiller seule, on privilégie le confort et la facilité à enfiler.
On achète au maximum des jouets « neutres », on essaie de ne pas la limiter à des jeux d’imitation et d’imagination, mais d’ouvrir aussi sur des jeux de construction et de réflexion, même si c’est un bien grand mot à son âge (un puzzle de 9 pièces lui demande beaucoup de réflexion, et je vous raconte pas la construction d’un truc en lego).
Comme elle ne s’intéresse pas encore vraiment aux dessins animés, ça va, mais je sens qu’on va devoir se creuser les méninges pour les trouver des dessins animés de son âge qui mettent en scène des filles / femmes dans des rôles autres que princesse ou side-kick du vrai héros.

Bref, on sait qu’on a perdu d’avance, mais on tente quand même notre chance (c’est un peu comme une FIV, 25% de chance de succès, mais sur un malentendu, il y a parfois des miracles répétés).

En revanche, y a un truc qui m’énerve, ce sont les mums of boys revendiquées.
Je m’explique, il y a forcément des mamans d’un ou plusieurs garçons et je sais bien que je n’ai pas de garçon sous le coude et que je ne sais pas comment c’est d’élever un ou des garçons, mais de là à expliquer tout par le fait que ce sont des garçons, ça me gonfle. Alors évidemment, ce n’est pas une généralité, toutes les mamans de garçons ne sont pas comme ça, mais le nombre de fois où j’ai entendu ces deux phrases….
« Tu as de la chance les filles, c’est calme, je te dis pas moi avec mes garçons »… Alors non, ma fille est tout sauf calme, elle a un grand besoin de se dépenser et court et saute partout en permanence, c’est peut-être juste une question de caractère.
« Tu as de la chance, les filles c’est doux, moi c’est la bagarre tout le temps »… Alors non, ma fille tape et pousse volontiers toute personne placée entre elle et le toboggan, parfois elle se prend un coup en retour, mais ça n’a pas l’air de la déranger plus que ça, vu qu’elle réplique.
Après je sais bien que ça ne part pas d’une mauvaise intention et en vrai, j’ai aucune idée de la différence entre élever une fille et un garçon, mais je pense que tout ça, c’est avant tout une question de personnalité et de caractère de l’enfant plus que de zizi ou de zézette.

Récemment, Il y a eu un épisode qui m’a particulièrement gonflé. La maman d’un petit garçon du même âge que Starsky, qui ne l’élève pas particulièrement à l’ancienne ambiance « boys don’t cry », il a une poupée qui l’accompagne partout, une cuisine, une poussette…
Et ce petit garçon du même âge que Starsky a le même genre de crise de deuzans où il tape, pousse et crie (je trouves toujours ça rassurant de retrouver ces bons moments de parentalité chez les autres, je me sens moins seule avec mon cochon parfois hurlant).
Tout ça pour dire que ce petit garçon a tapé ma précieuse, pas violemment, juste une tape pour une sombre histoire de camion pompier à partager, Starsky n’a même pas relevé, trop occupée à tirer sur le-dit camion. Ma tendance non-interventionniste, ambiance je suis une dinde, je vais pas me lever tant qu’il n’y a pas de hurlement, n’aurait pas relevé. Mais la maman s’est levé et a dit à son petit mec « On ne tape pas les filles, les filles c’est fragile »…
Et en fait c’est cette phrase qui m’a vraiment énervée, d’autant plus qu’elle était prononcé devant ma fille. Déjà de mon point de vue personnel, le message à faire passer est « on ne tape personne » (sauf si c’est une pisseuse qui te pique ton seau ou un morveux qui t’empêche de faire du toboggan, maman saura tourner le dos et dire qu’elle n’a rien vu et que ce n’est pas ton genre si un parent bienveillant intervient). Mais surtout je n’ai pas envie que Starsky entende / intègre que les filles sont fragiles, je n’ai pas envie que le fait d’être une fille la définisse, j’ai envie qu’elle puisse avoir la possibilité d’être fragile ou forte.
J’espère évidemment et je pense que Sarsky n’a pas relevé trop occupée sur comment obtenir le camion de pompier pour elle toute seule, mais je trouves dommage que mes pseudo-efforts soient « ruinés » par une femme que ce soit dans le message qu’elle fait passer à son fils sur les fille et dans le message reçu par ma fille (de toutes façons, c’est toujours la faute de la mère, allez un peu d’autoflagellation pour la route).
Finalement l’éducation et la confiance qu’auront nos filles plus tard passent aussi par l’éducation des garçons. Il y avait un article intéressant à ce sujet dans le Huff Post que je vous laisse lire si ça vous tente.

Tout ce post est un peu brouillon je veux bien l’admettre, mais c’est peut-être pour exprimer mon angoisse sur le fait qu’avec mes deux filles, je ne pourrais pas expérimenter l’éducation approximative d’un garçon modèle…

Sinon il parait que c’est la saison des voeux alors je vous souhaite une excellente année 2018, pleine de bonnes surprises et d’aventures !

Remontées acides, insomnies et bas de contentions

Voilà la trilogie qui va m’accompagner les 3 prochains mois. C’est encore mieux qu’une trilogie Star Wars !

J’entre en effet dans le dernier trimestre de cette grossesse et je bénéficie d’un trio de winner.

Les remontées acides, je ne connaissais pas avec Starsky et bien j’innove avec Einstein, heureusement le gaviscon fonctionne bien. Bon, en bonne pmette je suis paranoïaque, j’essaie de ne prendre aucun médicament pendant la grossesse donc j’essaie de deviner avant chaque repas si ça va passer tout seul ou si je vais avoir besoin de gaviscon, je suis joueuse, c’est un peu la roulette russe, il y a encore quelques ratés…

Les insomnies, j’avais connu pour Starsky, elles ne sont pas encore quotidiennes mais le rythme s’accélère, les remontées acides aidant. Pour Starsky nous avions un appartement qui donnait sur rue et c’était l’été, je regardais donc la vie nocturne parisienne par la fenêtre. Cette fois c’est l’hiver et notre appartement donne sur cour, donc à moins que les voisins acceptent de me faire un remake d’Hitchcock je risque de m’ennuyer un peu… je vais devoir trouver une alternative. Si vous avez un gros bouquin, genre un vrai pavé trop bien à me conseiller je suis preneuse.

Les bas de contention, c’est finalement une bonne chose d’être en hiver parce que l’été ça fait un look particulier qui ne permet pas forcément de gagner les reines du shopping… par contre ça fait toujours drôle, ces bas en dentelle un peu pupute avec un gros ventre, mais j’imagine que les fabricants de bas de contention se sont dit que c’était un moyen pour les vieilles dames et les PB de revendiquer leur féminité (ou pas). Bon heureusement il reste l’option collants, mais y a quand même un marché je pense pour le bas de contention sans dentelle (futur job d’auto entrepreneur pour moi ? Je pourrais raconter en interview comment la grossesse m’a inspiré pour monter l’empire du bas de contention minimaliste).

Ces « maux » mis à part, je pète la forme donc je vais pas me plaindre.

2017 se termine bientôt, ça aura définitivement été une très mauvaise année pour moi, j’espère que 2018 apportera un peu de réconfort.

Je vous souhaite à toutes un bon réveillon (et une coupe de champagne à deux devant une série compte comme un excellent réveillon).

I’m ready for my close up

Certes Starsky vient à peine de souffler ses 2 bougies, mais nous sommes déjà dans les dossiers d’inscription à l’école et ces braves gens nous demandent une photo…
Ne me demandez pas à quoi sert la photo pour l’inscription, pardon la pré-inscription, en maternelle, je n’avais pas compris que c’était un concours de mini miss.

Je tente donc ma chance de bon matin avec mon iphone, en me disant le matin, elle sera fraîche au réveil et normalement, elle sera encore propre et présentable.
Je lève donc mon génie l’endimanche et la positionne devant une porte blanche pour le fond neutre.
Echec cuisant, elle a les yeux éclatés, refuse de retirer sa tetine et d’éloigner son doudou et on a un gros problème de crédibilité avec la photo où elle dit ouistiti avec sa tétine.

Je retente ma chance après le petit-déjeuner, meilleure mine, la tétine est partie ainsi que son doudou, ça fait pas pro, mais c’est passable en recadrant les bras levés de joie au cri de ouistiti.

Mais bon je ne suis pas encore super satisfaite et je me dis soyons fous, faisons un photomaton.

Après la sieste, mon génie est souriant, de bonne humeur et en pleine forme je l’emmène donc au photomaton du monop.

Nous commençons par un petit incident sur le trajet. Starsky est en plein apprentissage de la propreté et s’arrête net sur le trottoir au cri de « pipi ! »… Je lui explique qu’elle a une couche, elle insiste, non pipi dans le pot, il n’y a pas de pot dans la rue ma chérie, tu peux faire pipi dans ta couche, non pipi dans le pot… Bref, j’avais un gâteau dans ma poche qui a permis de détourner l’attention et nous voilà reparties.

Arrivées au photomaton, 1ère difficulté, la taille de Starsky.
En effet le siège n’est pas réglable en hauteur et assise, sa tête est toujours loin du cadre, donc à moins de vouloir fournir le haut de ses cheveux dans le dossier d’inscription, il faut mettre la demoiselle debout.
Elle a peur, crise de larmes, on dégaine une petite voiture, finalement ça va mais je dois absolument lui donner la main. Sauf que si je lui donne la main en étant à côté d’elle, j’ai l’honneur d’être dans le cadre.
Je me mets donc accroupie devant elle et lui donne la main.
Starsky fait donc de grands sourires dans ma direction, par terre donc.
Je fais les marionnettes avec ma main au niveau de l’appareil pour essayer d’attirer le regard dans la bonne direction, Starsky fait aussi les marionnettes car c’est trop rigolo.
(Au moins elle a retrouvé le sourire)

A cet instant, nous avons la photo bourrée avec sa tétine au réveil, la photo qui pourrait passer en recadrant très serré pour cacher les bras levés, la photo où elle regarde par terre, la photo où elle fait les marionnettes.
J’ai eu un moment de doute parental, comment font les autres parents pour faire cette f*ucking photo de dossier d’inscription avec un enfant de 2 ans ??

Surtout que photmaton te propose 2 options : la photo qui est conforme pour les documents officiels et que tu peux choisir uniquement si elle est considérée comme conforme par le logiciel, mais autant te dire qu’avec une deux ans qui dit ouistiti, aucune photo n’est conforme et que tu peux la refaire à l’infini et la photo « fun » qui n’est pas conforme, mais qui te propose 4 poses que tu ne choisis pas…

Finalement, par je ne sais quel miracle, nous avons obtenu 3 photos sur 4 de correctes pour le dossier d’inscription.
Gros problème, je trouves mon génie objectivement sublime sur ces photos et j’ai pas trop envie de les donner à l’école, mais plutôt de les garder précieusement pour moi…

Morale de l’histoire, pour les prochaines photos, nous irons chez un photographe, histoire que mon génie puisse s’exprimer à la hauteur de son talent face à l’appareil avec un photographe qui aura plus de répondant qu’un vulgaire photomaton.
(et accessoirement, je pourrais demander des tirages supplémentaires pour la MILK que je suis devenue)

 

 

 

 

Reprendre son souffle

On peut le dire, ce début de grossesse a été assez chaotique pour moi d’un point de vue émotionnel.

Je voulais profiter dès le début de cette dernière grossesse (je sais qu’étant donné mon âge et mon absence d’envie d’une famille nombreuse, ce sera la dernière), mais la vie a fait qu’elle est dans un premier temps passée au second plan, voire complètement hors du champs de mes pensées et qu’ensuite, les résultats du dépistage de la trisomie avec ce score record d’une chance sur 48 (on était à une chance pour 6 000 pour Starsky…) m’a empêché de me projeter pendant encore deux longues semaines.

Hier nous avons eu l’appel tant attendu et la bonne nouvelle, toutes les trisomies sont écartées. Einstein nous a fait une frayeur, peut-être pour nous rappeler qu’il était bien présent même si on ne pensait pas beaucoup à lui. Et je commence enfin à me projeter un peu dans cette grossesse.

J’était toute tremblante hier quand j’ai reçu l’appel surtout que la dame m’a demandé « Bonjour, c’est le centre de diagnostic anténatal, vous êtes bien madame la reine, est-ce que je peux vous parler ? » et je me suis dit merdouille, elle s’assure que je peux encaisser une mauvaise nouvelle, mais en fait, elle était juste attentionnée.
Mais avec toutes ces émotions, j’étais tellement soulagée de la bonne nouvelle que je n’ai pas pensé à demander le sexe d’Einstein alors que le DPNI permet de le connaitre avec certitude. J’ai pas osé rappeler car je me suis dit que c’était un peu déplacé de se poser la question du sexe alors qu’on venait de m’annoncer la seule bonne nouvelle de l’année.
Les résultats vont nous être envoyés par courrier, on verra si le sexe est noté, sinon il faudra attendre encore un peu…
Parce que c’est pas tout, mais j’ai une gender reveal à organiser ! (et une garde robe à mettre en place)

Nous avons annoncé à Starsky hier soir que maman avait un tout petit bébé caché dans le ventre et qu’elle allait être grande soeur, je ne suis pas certaine de ce qu’elle en a compris.
Elle a ensuite caché une de ses poupées sous mon sweat en disant « petit bébé caché » et ce matin elle a annoncé à sa nounou que « petit bébé caché dans le ventre de maman ».
Comme la notion du temps assez vague à son âge et que 6 mois, c’est long, je pense qu’on ne lui en reparlera pas avant un bon moment et qu’on laissera venir les questions si elle en a quand la transformation en baleine avancera.

Sinon ma vie a complètement changé, je ne travaille plus et je prend doucement mes marques dans cette nouvelle vie de femme au foyer.
C’est vraiment une chance de pouvoir prendre le temps, de ne pas avoir l’impression de courir partout telle une poule sans tête et de tout faire mal et surtout de profiter de Starsky plus d’une heure par jour.
Je compte bien savourer cette année hors du temps qui m’est offerte. Je n’aurais probablement plus jamais cette opportunité.

Happy Friday !