Conseils pour la PMA

Même si je n’ai pas l’impression d’avoir toute légitimité pour écrire cet article, voici les conseils que j’aurais souhaité qu’on me donne au début de mon parcours.Ces conseils sont essentiellement basés sur mon expérience qui est moyennement concluante à date car je n’ai pas de nain dans les bras.

  • Quand débuter un parcours PMA ?

L’adage dit qu’il faut un an d’essais naturels avant de consulter.
Honnêtement, je pense que c’est à voir avec votre gynéco et c’est aussi un peu de bon sens. Si d’apparence, tout va bien, ce n’est pas forcément la peine d’accourir chez votre gynéco si vous n’êtes pas enceinte au bout de 6 mois. Mais personnellement j’irais quand même faire une visite de courtoisie au bout de 6 mois, histoire de se faire prescrire une écho, une PDS et un spermogramme, quitte à relancer encore 6 mois d’essais naturels si tout va bien.
De mon côté, je n’ai pas eu de retour de cycle 4 mois après l’arrêt de la pilule, j’ai donc consulté et évité d’attendre les un an d’essais naturels, mais c’est parce qu’il semblait évident que sans ovulation ça allait être coton.

  • Comment choisir son centre de PMA ?

Grande question. Je pense que le plus important est d’être en confiance avec l’équipe et de se sentir assez à l’aise pour poser toutes les questions qu’on se pose sans jamais avoir l’impression de poser une question idiote.
Quand j’ai « choisi » mon centre de PMA, j’ai en fait suivi ma gynéco car je me sentais en confiance et je la trouvais à l’écoute. A l’époque (ça fait la vieille qui raconte ses mémoires de guerre) il n’y avait pas de classement des centres, mais maintenant que ce classement est sorti, j’aurais tendance à en tenir compte dans mon choix, car même si les scores ne doivent pas être utilisés tel quels car chaque cas est différent, la moyenne des centres est autour 20% de succès, je ne choisirais pas un centre sous les 10% par exemple.
Après il y a une problématique d’organisation, car grâce à la PMA, on a une pièce en plus, c’est la salle d’attente du centre de PMA. On y passe beaucoup de temps, donc autant que ce ne soit pas trop loin de la maison (c’est quand même plus pratique pour une pièce en plus) et facilement joignable.

  • Comment organiser la PMA et le travail ?

Je me suis rendue compte que j’avais l’immense chance de travailler dans un bureau du lundi au vendredi avec des horaires fixes mais flexible, en gros où je peux arriver un peu en retard le matin sans que ça ne pose aucun problème. En lisant les blogs, j’ai découvert que tout le monde n’avait pas cette chance.
La PMA sollicite des RDV à l’hopital à des heures aussi improbables que 11h ou 15h, et comme ils sont toujours en retard, ça oblige souvent à poser sa demi-journée. J’essaie de les regrouper au maximum sur une même demi-journée ou je tente l’heure du déjeuner élargie pour prendre les RDV.
Pour le suivi PDS et échos, tout se fait dans mon centre le matin, on prend un ticket comme à la SNCF et on attend sagement son tour pendant une heure. Mon centre permet de faire les PDS et écho à l’extérieur, mais il faut leur transmettre les résultats avant 11h. Je trouve ça plus simple de tout faire au même endroit, mais après ça dépend de chacun.
Pour la ponction, on est arrêté donc facile pour le travail.
J’ai fait le choix de parler ouvertement de mon parcours, sans entrer dans les détails à ma chef, car cela me donne plus de flexibilité et permet de mieux organiser mon travail en amont des traitements et de prévoir de bosser de chez moi si je ne suis pas complètement remise à la fin de l’arrêt post ponction.

  • Comment gérer le temps ?

Autant annoncer la couleur tout de suite un parcours PMA est souvent long. Je pense qu’il faut éviter de se donner des deadlines, du type en mars, je suis enceinte et je sors de cet enfer. Si le 100% dure 2 ans, je ne pense pas que ce soit par hasard, entre les tentative arrêtées en cours de route, les imprévus et les échecs, il ne faut pas être pressée.
Les pauses dans mon parcours m’ont été très bénéfiques, car même si je ne pense pas que l’infertilité « c’est dans la tête », je pense que le psychologique influe sur les traitements. Je pense qu’il vaut mieux prendre 2 mois hors PMA pour souffler, encaisser un échec et prendre soin de soi plutôt que de repartir sur un nouvel essai en étant à fleur de peau.
Je dis ça car mon âge le permet, la problématique est forcément différente quand on approche des 40 ans.

J’ai essayé de répondre aux questions les plus évidentes à mes yeux, mais il en manque sûrement, n’hésitez pas à m’envoyer un email, j’essaierai de vous répondre.

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5 réflexions au sujet de « Conseils pour la PMA »

  1. Patatouille

    Je lis avec intérêt : pour la ponction, on est arrêté… Sérieux ?! Pour ma culture, c’est ton centre PMA, ton gynéco, ton médecin traitant qui t’a arrêté ? Car perso, la ponction c’était ce matin à 10h30 et là je suis royalement en congé… oups !

    Répondre
  2. julie beghin

    Petit commentaire qui peut être utile à certaines : (même si je sais que ce post à plus de 2 ans.)
    Depuis début 2016, le code du travail à évolué et permet des absences rémunérées pour les examens médicaux dans le cadre de la PMA. Cela aide à gérer les absences/ horaire de boulot un peu rigide/ PMA.
    il était temps que cela évolue…

    Répondre
  3. Anonyme

    Le hic c’est qu’il faut en parler pour en bénéficier et quand on n’a pas envie de le dire au taf, ça devient plus compliqué!
    Merci pour l’info

    Répondre

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